Mairie de Libreville : Polémique autour de l’économat municipal

Depuis plusieurs semaines, une vive controverse agite la mairie centrale de Libreville. Un collectif d’agents municipaux accuse MAVIKANA Mamboundou, gestionnaire de l’économat municipal, d’abus de confiance et d’escroquerie. Ces accusations, relayées auprès des juridictions compétentes, sont toutefois contestées par plusieurs témoignages qui dénoncent une campagne de dénigrement malintentionnée.

Créé dans le cadre d’un contrat de bail signé le 25 avril 2019 entre la mairie centrale de Libreville et MAVIKANA Mamboundou, l’économat a pour vocation de fournir aux agents municipaux des produits alimentaires, des articles divers et des équipements électroménagers à des prix avantageux.

Le contrat précise notamment, à son article 11, que les ventes peuvent être effectuées soit au comptant, soit à tempérament par prélèvement direct sur les salaires des agents. Dans ce dernier cas, l’agent doit fournir une attestation de capacité d’endettement et son bulletin de salaire du mois précédent. De plus, les prélèvements, effectués chaque 20 du mois, respectent la quotité cessible en matière d’endettement, soit 30 % du salaire brut.

L’économat, qui compte plus de 1 000 abonnés parmi les agents municipaux, a fonctionné sans heurts jusqu’en octobre 2024.

Depuis quelques semaines, un collectif d’agents municipaux, dirigé par Yvon Thierry Ngoma et regroupant Fabrice Mabala et Mireille Ndombi Mapangou, accuse MAVIKANA Mamboundou de prélèvements injustifiés et d’irrégularités dans la gestion de l’économat. Selon leurs dires, le gestionnaire aurait abusé de la confiance des agents en appliquant des prélèvements dépassant les seuils autorisés.

Cependant, une enquête approfondie révèle une tout autre réalité. MAVIKANA Mamboundou aurait respecté scrupuleusement les termes du contrat de bail. Plusieurs agents municipaux, parmi les 1 000 abonnés, ont témoigné en faveur du gestionnaire, réfutant les allégations de prélèvements excessifs ou de pratiques frauduleuses.

Les investigations mettent en lumière une autre facette de l’affaire. Les membres de ce collectif, tous lourdement endettés auprès de l’économat, chercheraient à se soustraire au remboursement de leurs dettes. En initiant une campagne de dénigrement et en portant plainte contre MAVIKANA Mamboundou et la mairie pour prélèvements injustifiés, ils tenteraient d’obtenir une annulation des sommes dues.

Cette stratégie, perçue par beaucoup comme une démarche de mauvaise foi, vise à influencer la justice en avançant des arguments fallacieux.

Face à cette situation, de nombreux agents municipaux appellent à la responsabilité. Ils encouragent les membres du collectif à régler leurs dettes et, s’ils le souhaitent, à résilier leurs contrats avec l’économat. Cette issue, selon plusieurs observateurs, permettrait de préserver l’intégrité de ce service essentiel pour de nombreux employés municipaux.

L’affaire est désormais entre les mains du tribunal de première instance de Libreville. Reste à savoir si les accusations portées contre MAVIKANA Mamboundou et la mairie résisteront à l’examen rigoureux des faits.

 



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Franck Charly Mandoukou

Directeur de la publication, Journaliste libre et indépendant. Gabon infos,Toute l'information du Gabon. Les dernières actus, la politique, l'économie, la société, la culture, la justice, les faits divers...