Quoi qu’on puisse dire sur ce référendum, sur ses préparatifs et sur son déroulement, il est clair que ceux qui ont voté pour le Oui ont gagné largement, très largement aux urnes avec 91,80% des voix contre 8,20% de Non.
Les sceptiques ou les critiques qui ont soupçonné des manœuvres douteuses de la part de ceux qui ont promu le Oui, disent que le score réalisé par le Non dans certains districts voire dans les provinces de la Nyanga et du Woleu-Ntem, ont davantage legitimé le scrutin et donné une certaine valeur à la victoire du Oui. Car aujourd’hui, on peut qualifier cette victoire du Oui comme étant gagné d’avance ou affirmer que la compétition était très facile.
PARTICIPATION
Dans quasiment toutes les circonscriptions électorales du pays, le Oui l’a emporté, mais le hic réside dans la faiblesse du taux de participation électorale dans les 9 provinces. En effet, le taux de participation s’est élevé à 53,54% -bien en-deça des premières estimations (71%)-, selon les données provisoires publiées dimanche par le ministère de l’Intérieur. En fait, parmi les grandes villes du Gabon, une part écrasante ont maninifesté le moins d’enthousiasme pour ce scrutin ; ce qui n’est pas bon signe pour le régime car on doit avouer que les citoyens de la capitale sont des fortes têtes et tous les gouvernants successifs l’ont appris à leurs dépens.
À l’échelle nationale, sur les 868.115 personnes appeleés samedi à déposer un bulletin vert pour le « oui » ou rouge pour « non », 53,54% se sont rendues aux urnes, répondant ainsi à l’appel conjoint du président de la transition, des membres du gouvernement et de la société civile qui ont sillonné le pays, près de 10 jours durant, et qui ont exhorté les citoyens et les jeunes à exprimer leur opinion sur le projet de Constitution, allant même jusqu’à dire que seuls ceux qui ne souhaitent pas le changement ne vont pas aux urnes ou ceux qui ne vont pas aux urnes ne sont pas des patriotes.
Le fort taux d’abstention, lors du scrutin peut s’expliquer par la méconnaissance des électeurs des véritables enjeux du scrutin. Toutefois, ce n’est pas l’unique raison.
En effet, la lassitude engendrée par la fréquence des élections tronquées dans le pays avant le 30 août 2023, peut-être également invoquée, outre l’existence de certains partis politiques et autres associations qui ont tout bonnement fait campagne pour le Non. Visiblement, les électeurs sont fatigués et, par conséquent le taux d’abstention a été élevé.
Selon les sondages qu’on a effectué dans divers quartiers de la capitale et dans quelques grandes villes, les électeurs ont eu tendance à boycotter le scrutin. Diverses raisons ont encore été evoquées par les électeurs pour justifier leur attitude. D’autres ont signalé que leur condition de vie ne va pas changer s’ils ont voté Oui ou Non.
Pierre Parfait Mbadikumbe
Journaliste/Rédacteur/Consultant communication
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