Chartrin Ondimba, rédacteur en chef de Gabon Infos, a été interpellé à son domicile de Sotega mercredi à 22 heures avant d’être libéré en milieu de soirée hier . Cette arrestation, survenue après la publication d’un article polémique, a suscité de vives réactions dans le paysage médiatique et sur les réseaux sociaux.
L’interpellation de Chartrin Ondimba était liée à un article publié sur son blog, dans lequel il dénonçait les prétendus caprices de la fille d’un de directeur de cabinet du président de la transition. Selon l’article en question, celle-ci aurait loué un avion pour un voyage en Laponie dans le but de rencontrer le Père Noël, une information qui a rapidement enflammé l’opinion publique.
Durant sa garde à vue à la Direction générale des services spéciaux de la présidence de la République, Chartrin Ondimba aurait fait l’objet de menaces et d’intimidations verbales. Toutefois, il n‹a pas été torturé.
Il n’a pas subi de tortures physiques, mais il y a eu des tentatives de pression pour lacher sa source .
L’affaire a immédiatement soulevé des interrogations sur la liberté de la presse au Gabon, notamment dans le contexte actuel de transition politique. Des organisations de défense des droits des journalistes ont dénoncé une atteinte grave à la liberté d’expression.
« Ce type d’intimidation est inadmissible dans un État de droit. Les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans crainte », a déclaré un représentant de l’Union des journalistes gabonais.
Chartrin Ondimba a réaffirmé son engagement en faveur d’un journalisme libre et indépendant, tout en appelant à la vigilance face aux pressions :
« Je continuerai à informer, mais il est clair que nous devons prendre des précautions pour protéger notre travail et notre équipe. »
