Trans’Urb : favoritisme, opacité et chaos managérial – les employés brisent le silence

La crise qui secoue aujourd’hui Trans’Urb n’est pas un simple mouvement d’humeur. Elle est le résultat d’un malaise profond, longtemps étouffé, qui éclate désormais au grand jour. Les employés, excédés, dénoncent des pratiques qu’ils qualifient de discriminatoires, injustes et dangereuses pour l’avenir même de l’entreprise. Un signal d’alerte qui vise au cœur une direction accusée d’avoir érigé l’opacité en mode de gestion.

 

Selon plusieurs témoignages concordants, une partie du personnel proche de la direction  notamment de la directrice des ressources humaines bénéficierait de privilèges salariaux et d’avantages internes totalement disproportionnés.

Pendant ce temps, des employés cumulant plus de cinq années d’ancienneté restent bloqués, oubliés, ignorés.

 

« Nous travaillons dans les mêmes conditions, mais on n’a pas les mêmes droits. Ceux qui sont proches de la hiérarchie sont mieux payés, mieux traités. C’est révoltant », fustige un conducteur.

 

Ce favoritisme, s’il est avéré, témoigne d’une rupture grave du principe d’équité au sein d’une entreprise censée reposer sur l’effort collectif.

 

La colère a explosé lorsque les deux années d’arriérés d’indemnités de congés ont été payées… mais uniquement à 27 employés sur plus de 600. Aucune explication, Aucune liste publique, Aucune date pour la suite.

 

Pour les agents, cette sélection arbitraire est la preuve supplémentaire d’une gestion à deux vitesses, où certains sont priorisés sans critères clairs.

 

« Deux ans d’attente pour ça ? Ils choisissent 27 personnes, et pour les autres, rien. Nous ne sommes pas des enfants », dénonce un représentant du personnel.

 

Comme si cela ne suffisait pas, la possible dissolution de Trans’Urb et de la Sagatra plane au-dessus des têtes comme une ombre inquiétante.

Plus de 600 employés se demandent ce qu’ils deviendront demain. Aucune information officielle.

Aucun plan d’accompagnement. Juste une incertitude étouffante.

« On joue avec nos familles, avec notre avenir. On nous annonce des choses graves sans aucune clarté », regrette un agent administratif.

 

Les salariés exigent des départs au sommet

Pour le personnel, la situation n’a plus d’issue tant que l’actuelle direction reste en place.

Ils réclament le départ immédiat du directeur général, du directeur d’exploitation et de la directrice des ressources humaines, qu’ils jugent responsables : du climat délétère, de la rupture totale du dialogue social, des décisions arbitraires, et de la dégradation des conditions de travail. La confiance semble irrémédiablement rompue.

 

Si rien ne change, un mouvement social dur se profile. Les employés menacent de paralyser totalement l’activité, un scénario qui toucherait directement des milliers d’usagers et mettrait à nu l’incapacité de la direction à résoudre une crise qu’elle a, selon eux, elle-même aggravée.

 

Ils appellent les autorités compétentes à intervenir d’urgence pour rétablir l’équilibre et éviter l’effondrement complet du service public de transport urbain.

 

La situation de Trans’Urb illustre un malaise plus large : celui des entreprises publiques minées par l’opacité, le favoritisme, l’absence de contrôle et des pratiques managériales archaïques.

Ce que dénoncent aujourd’hui les employés n’est pas qu’une crise interne : c’est le résultat d’années de dérives. Et cette fois, ils refusent de se taire.

 

 

 



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Franck Charly Mandoukou

Directeur de la publication, Journaliste libre et indépendant. Gabon infos,Toute l'information du Gabon. Les dernières actus, la politique, l'économie, la société, la culture, la justice, les faits divers...