Conformément aux orientations stratégiques du président de la République, chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, la mairie de Libreville franchit une étape importante dans la modernisation et l’assainissement de ses régies financières. Dans le cadre de la volonté présidentielle de généraliser la numérisation de la collecte des taxes, redevances et pénalités au sein des administrations publiques, l’institution municipale a récemment déployé un système innovant de paiement électronique des contributions locales.
Cette transformation, initialement expérimentée au marché de Mont-Bouët en partenariat avec les opérateurs de monnaie mobile Airtel Money et Moov Money, entre désormais dans une phase de consolidation et de généralisation auprès des acteurs économiques de la capitale.
Mis en œuvre sous l’impulsion du maire de Libreville, Eugène MBA, ce dispositif numérique répond à un impératif de transparence et de bonne gouvernance, conformément aux ambitions affichées sous la Ve République. Il s’adresse à l’ensemble des commerçants, artisans et opérateurs économiques exerçant sur le territoire communal.
La dématérialisation progressive des paiements vise à garantir une meilleure traçabilité des transactions, à faire gagner du temps aux usagers et à simplifier les procédures de recouvrement des recettes municipales.
Toutefois, selon certaines sources proches des équipes de terrain, notamment au sein des inspections municipales et des différentes directions générales impliquées dans la collecte des recettes, cette réforme se heurterait à des résistances internes. Ces réticences seraient liées, entre autres, à la remise en cause d’intérêts particuliers que certains agents auraient pu tirer des anciennes pratiques de collecte.
Déterminé à mener cette réforme à son terme, le maire de Libreville aurait, selon une source proche du dossier, mis en garde les agents dont les comportements seraient susceptibles de compromettre sa mise en œuvre et de porter atteinte aux intérêts de l’institution municipale.
En réduisant progressivement, voire en supprimant, le maniement des espèces aux guichets et sur le terrain, conformément aux orientations du chef de l’État, la mairie entend limiter les risques de détournement, de déperdition des recettes et de pratiques irrégulières. L’objectif est de renforcer le contrôle des flux financiers, d’améliorer la mobilisation des ressources propres de la commune et d’instaurer une gestion plus rigoureuse des fonds publics.
Au-delà de la modernisation des procédures administratives, cette réforme constitue ainsi un enjeu majeur de gouvernance locale. Sa réussite dépendra toutefois de l’adhésion des agents municipaux, de l’accompagnement des opérateurs économiques et de la capacité de l’administration à assurer un suivi rigoureux du dispositif.
