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	<title>Crise de l&rsquo;eau &#8211; Gabon Info</title>
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		<title>Crise de l’eau : jusqu’à 376 milliards de FCFA de pertes annuelles au Gabon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 08:20:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise de l’eau potable au Gabon a franchi un seuil critique, devenant à la fois un enjeu économique majeur, une urgence sanitaire et un défi politique de premier plan,&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/04/10/crise-de-leau-jusqua-376-milliards-de-fcfa-de-pertes-annuelles-au-gabon/">Crise de l’eau : jusqu’à 376 milliards de FCFA de pertes annuelles au Gabon</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La crise de l’eau potable au Gabon a franchi un seuil critique, devenant à la fois un enjeu économique majeur, une urgence sanitaire et un défi politique de premier plan, selon une récente note stratégique s’appuyant sur des données de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.</strong></p>
<p>Chaque jour, près d’un milliard de francs CFA seraient perdus en raison des défaillances du système d’approvisionnement en eau. Sur une année, le manque à gagner est estimé entre 254 et 376 milliards de FCFA, soit environ 2 à 3 % du produit intérieur brut (PIB). Un niveau de pertes comparable aux budgets alloués à des secteurs essentiels comme la santé.</p>
<p>Au-delà des impacts économiques, la situation constitue une menace directe pour la santé publique. L’insuffisance d’accès à une eau potable de qualité favorise la propagation de maladies hydriques telles que le choléra, la typhoïde ou encore l’hépatite A.<br />
Les dysfonctionnements du réseau, notamment les fuites et les eaux stagnantes, contribuent également à la recrudescence du paludisme. En 2025, près de 18 000 décès ont été enregistrés en seulement dix mois, dont une part significative serait liée aux difficultés d’accès à l’eau potable.</p>
<p>Le coût sanitaire de cette situation est évalué entre 87 et 124 milliards de FCFA par an, alors même que les standards internationaux indiquent qu’un franc investi dans l’eau permet d’économiser jusqu’à huit francs en dépenses de santé.</p>
<p>Les conséquences de la crise s’étendent à l’ensemble du tissu économique. Le secteur agricole enregistre des pertes estimées entre 62 et 95 milliards de FCFA, accentuant la dépendance alimentaire du pays, qui importe près de 60 % de ses besoins.<br />
Les pénuries d’eau provoquent également des arrêts d’activités industrielles, freinent les investissements et alimentent un marché informel difficilement contrôlable par l’État.</p>
<p>Par ailleurs, près de 48 % de l’eau produite ne serait pas facturée, entraînant un manque à gagner compris entre 38 et 52 milliards de FCFA. Les impacts sur l’éducation et le capital humain sont également notables, avec des pertes estimées entre 22 et 35 milliards de FCFA.</p>
<p>Face à cette situation, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a fait de l’accès à l’eau potable une priorité nationale. Sa vision repose sur la modernisation des infrastructures et l’amélioration des conditions de vie des populations.</p>
<p>Cependant, malgré cette orientation claire, les résultats tardent à se concrétiser sur le terrain, suscitant interrogations et inquiétudes.</p>
<p>Lors d’une récente réunion au palais présidentiel avec la SEEG et le groupe Suez, une explication évoquant la loi d’Archimède pour justifier les difficultés d’acheminement de l’eau à Libreville aurait provoqué une vive incompréhension.<br />
Les experts rappellent que le transport de l’eau dans les réseaux modernes repose sur des principes de pression et de débit, et non sur des lois physiques inadaptées à ce contexte. Cet épisode soulève des interrogations sur la maîtrise technique et l’efficacité de l’exécution des politiques publiques.</p>
<p><strong>Production ou distribution : un enjeu stratégique</strong><br />
Un autre point de blocage identifié concerne la confusion entre production et distribution d’eau. Si les actions engagées portent sur la réhabilitation des réseaux, elles restent insuffisantes sans une capacité de production adaptée.<br />
<em>« Un réseau performant sans eau à distribuer reste inefficace »,</em> résume un observateur du secteur.</p>
<p><strong>Des solutions disponibles mais peu exploitées</strong></p>
<p>Parmi les alternatives, le modèle proposé par le groupe KCI, basé sur des centrales modulaires de production d’eau financées en mode BOOT, apparaît comme une solution rapidement déployable et sans impact direct sur la dette publique.</p>
<p>Selon les informations disponibles, plusieurs projets seraient déjà prêts à être exécutés, notamment dans les zones les plus touchées.<br />
Le temps, facteur aggravant<br />
Dans ce contexte, le facteur temps devient critique. Chaque jour de retard aggrave la crise sanitaire, alourdit les pertes économiques et accentue les difficultés des populations.<br />
Dès lors, la problématique centrale ne réside plus dans l’identification des solutions, mais dans leur mise en œuvre effective.</p>
<p>Une question de gouvernance<br />
Entre inertie administrative, insuffisances techniques et manque de coordination, plusieurs facteurs sont évoqués pour expliquer les lenteurs observées. Certains analystes n’excluent pas l’hypothèse de blocages structurels freinant l’application des décisions politiques.</p>
<p>Alors que des difficultés similaires sont constatées dans le secteur énergétique, la crise de l’eau pose désormais une question fondamentale : combien de temps encore le Gabon peut-il se permettre d’attendre avant d’agir efficacement ?</p>
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