<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Droit &#8211; Gabon Info</title>
	<atom:link href="https://gabon-info.com/tag/droit/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://gabon-info.com</link>
	<description>L&#039;information vous suit partout !</description>
	<lastBuildDate>Sat, 19 Sep 2026 17:07:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.1</generator>

<image>
	<url>https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2023/10/cropped-Logo-Gabon-info--32x32.jpg</url>
	<title>Droit &#8211; Gabon Info</title>
	<link>https://gabon-info.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Droit de grève : le Président dit oui à la revendication, non à la paralysie</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/09/19/droit-de-greve-le-president-dit-oui-a-la-revendication-non-a-la-paralysie/</link>
					<comments>https://gabon-info.com/2026/09/19/droit-de-greve-le-president-dit-oui-a-la-revendication-non-a-la-paralysie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 16:05:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Brice Clotaire Oligui Nguema]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[encadrement]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de l'intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère du pétrole et du gaz]]></category>
		<category><![CDATA[président de la République gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[reconnaissance]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-info.com/?p=40924</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le droit de grève est constitutionnel. Mais il n&#8217;est pas un droit de blocage. C&#8217;est en substance le message du chef de l&#8217;État, qui a réaffirmé qu&#8217;une grève légitime ne&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/09/19/droit-de-greve-le-president-dit-oui-a-la-revendication-non-a-la-paralysie/">Droit de grève : le Président dit oui à la revendication, non à la paralysie</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le droit de grève est constitutionnel. Mais il n&rsquo;est pas un droit de blocage. C&rsquo;est en substance le message du chef de l&rsquo;État, qui a réaffirmé qu&rsquo;une grève légitime ne doit pas être considérée comme une faute au seul motif qu&rsquo;elle dérange le fonctionnement de l&rsquo;administration. Dans le même souffle, il a posé des limites : occupation abusive des lieux de travail, empêchement des agents non-grévistes de travailler, paralysie prolongée des services essentiels. Autrement dit, cesser le travail pour défendre des revendications est une chose ; empêcher les autres de travailler ou maintenir un service vital à l&rsquo;arrêt en est une autre.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La distinction n&rsquo;est pas seulement sémantique. Elle fixe une frontière juridique et politique. Le Président veut sortir de l&rsquo;équation « revendication = confrontation = blocage = crise » pour lui substituer un autre chemin : « revendication, négociation, concertation, accord ». C&rsquo;est là que le dialogue social prend toute sa place. « Le dialogue social doit, en toutes circonstances, demeurer la voie privilégiée de règlement des différends professionnels », insiste-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais le chef de l&rsquo;État ne s&rsquo;adresse pas seulement aux syndicats. Il donne aussi des instructions au Gouvernement. Les ministres chargés de l&rsquo;Économie, de la Justice, du Travail, du Pétrole et de l&rsquo;Intérieur, ainsi que le Vice-Président du Gouvernement, sont expressément appelés à finaliser sans délai les instruments juridiques et opérationnels nécessaires. Objectif : traduire les orientations politiques en règles, procédures et mécanismes concrets.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deux niveaux sont distingués. D&rsquo;abord, ce qui relève du pouvoir réglementaire. « Les mesures relevant du domaine réglementaire devront être prises immédiatement », précise le texte. En clair : lorsqu&rsquo;un décret ou un arrêté suffit, le Gouvernement n&rsquo;a pas à attendre une nouvelle loi. Ensuite, ce qui exige une intervention du Parlement. « Celles nécessitant une intervention du législateur seront soumises au Parlement selon la procédure d&rsquo;urgence », indique la même orientation. Et surtout, cette étape devra se faire « après concertation avec les partenaires sociaux ». Les syndicats ne sont donc pas mis à l&rsquo;écart : ils sont censés être associés aux textes qui les concernent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La mention du secteur du Pétrole et du Gaz n&rsquo;est pas anodine. Elle signifie que les questions de dialogue social dans ce secteur sensible peuvent s&rsquo;inscrire dans cette démarche plus large. Pour les agents du ministère concerné, l&rsquo;équilibre à trouver est clair : droits syndicaux, continuité du service public, garanties professionnelles et dialogue social.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pourtant, à y regarder de près, le raisonnement présidentiel laisse dans l&rsquo;ombre une réalité que les syndicats dénoncent depuis longtemps. Lorsqu&rsquo;il pointe « l&#8217;empêchement des agents non-grévistes de travailler », le texte suppose que ces agents choisissent librement de ne pas faire grève. Or, dans bien des administrations, le non-gréviste n&rsquo;est pas un gréviste qui s&rsquo;ignore : c&rsquo;est souvent un agent qui a été dissuadé, menacé de sanctions, de licenciement, de résiliation ou de non-renouvellement de contrat. Un chantage déguisé, exercé par certains employeurs, qui contourne ni plus ni moins le droit de revendication des travailleurs. Et ce phénomène se produit souvent à l&rsquo;insu du ministre chargé du département ministériel, qui découvre les tensions sociales lorsque la crise éclate.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autre angle mort : le problème touche tout autant le ministère du Pétrole et du Gaz, l&rsquo;Économie, la Justice, le Travail et l&rsquo;Intérieur. Or, le ministre de tutelle, véritable responsable du département ministériel, devrait s&rsquo;imprégner directement du climat social de son département et jouer un rôle de premier plan dans l&rsquo;accalmie et l&rsquo;amélioration de la situation. Trop souvent, il laisse la plus grande part de cette mission à son directeur de cabinet, qui, comme le montre la realpolitik, peut agir contre les intérêts mêmes du ministre ou de l&rsquo;administration qu&rsquo;il est censé servir. Il serait donc nécessaire que le ministre s&rsquo;engage sans intermédiaire, de façon directe et assumée, dans les discussions, les travaux ou les négociations avec les partenaires sociaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au final, le message présidentiel tient en une phrase : le droit de grève est garanti, mais il doit être exercé de manière responsable. À l&rsquo;État, maintenant, de prendre rapidement les mesures juridiques nécessaires et de privilégier la concertation avec les syndicats pour régler les différends professionnels. Une manière de dire que la rue peut revendiquer, mais que la table de négociation doit rester la règle. Reste à savoir si les ministres concernés voudront bien s&rsquo;y asseoir eux-mêmes, sans filtre ni délégation.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/09/19/droit-de-greve-le-president-dit-oui-a-la-revendication-non-a-la-paralysie/">Droit de grève : le Président dit oui à la revendication, non à la paralysie</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://gabon-info.com/2026/09/19/droit-de-greve-le-president-dit-oui-a-la-revendication-non-a-la-paralysie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/07/22/la-forme-au-service-du-droit-quand-la-rigueur-procedurale-devient-le-rempart-de-la-justice-gabonaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 15:32:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Armand Yebe]]></category>
		<category><![CDATA[assignation à mairie]]></category>
		<category><![CDATA[Augustin Émane]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[ENM]]></category>
		<category><![CDATA[Ministre de la Justice]]></category>
		<category><![CDATA[notification]]></category>
		<category><![CDATA[PNUD]]></category>
		<category><![CDATA[Sidonie Flore Ouwé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-info.com/?p=39710</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’École nationale de la magistrature (ENM) a été le théâtre, en cette matinée du mercredi 22 juillet, d’une effervescence intellectuelle et professionnelle peu commune, marquant une étape décisive dans la&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/07/22/la-forme-au-service-du-droit-quand-la-rigueur-procedurale-devient-le-rempart-de-la-justice-gabonaise/">La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’École nationale de la magistrature (ENM) a été le théâtre, en cette matinée du mercredi 22 juillet, d’une effervescence intellectuelle et professionnelle peu commune, marquant une étape décisive dans la refonte du paysage judiciaire gabonais. Sous les voûtes de cette institution prestigieuse, le Directeur Général, Armand Yebe, a accueilli une assemblée hétéroclite mais unie par un objectif commun : la quête de l’excellence dans l’acte de justice. Cet atelier de formation, consacré à « l&rsquo;assignation et la notification au parquet ou à la mairie des actes et pièces judiciaires », ne se veut pas une simple rencontre technique, mais une véritable immersion dans les arcanes de la sécurité juridique. </strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39712" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100622-300x171.jpg" alt="IMG 20260722 100622" width="300" height="171" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 12" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100622-300x171.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100622-1024x584.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100622-768x438.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100622-1536x877.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100622-2048x1169.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Pour Armand Yebe, ce rassemblement est le reflet d&rsquo;une ambition nationale, car il s&rsquo;inscrit directement dans le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, dont le sixième pilier est dédié à la modernisation du secteur justice. Le Directeur Général a rappelé avec conviction que « la mission fondamentale de notre école est de former, de perfectionner et d&rsquo;accompagner les différents acteurs de ce secteur afin de promouvoir une justice toujours plus efficace, plus crédible et plus proche des citoyens ». Cette volonté de rapprochement entre le droit et le citoyen passe, paradoxalement, par une rigueur technique accrue.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39713" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095821-300x173.jpg" alt="IMG 20260722 095821" width="300" height="173" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 13" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095821-300x173.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095821-1024x589.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095821-768x442.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095821-1536x884.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095821-2048x1178.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Dans les couloirs de l’école, les visages des praticiens trahissent une soif de savoir, à l’instar de Maître Makita Levy Eydrine, greffière, qui voit en ce séminaire une opportunité de lever les zones d&rsquo;ombre qui parsèment son quotidien professionnel. Interrogée sur ses attentes, elle a exprimé le besoin pressant d&rsquo;une clarification des rôles : « nous souhaiterons que nous soyons mieux informés par rapport à l&rsquo;assignation et les notifications à parquet ou à mairie, parce que vous savez dans le cadre de nos missions, il est bon que nous soyons informés de ce qui doit être fait et comment ça doit être fait dans les différentes juridictions ».</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39714" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-300x170.jpg" alt="IMG 20260722 104926" width="300" height="170" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 14" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-300x170.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-1024x580.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-768x435.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-1536x869.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-2048x1159.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Pour cette auxiliaire de justice, la complexité des rapports avec les autres collaborateurs, notamment les huissiers, nécessite une harmonisation des pratiques pour éviter les écueils procéduraux. Loin d&rsquo;une simple formalité, elle perçoit cette montée en compétences comme un levier de transformation : « l&rsquo;objectif de cette formation, c&rsquo;est de nous perfectionner et je crois que cette formation est bienvenue et cela positivement va influencer notre travail ». C’est cette conscience de la responsabilité du greffe qui constitue le premier rempart contre les erreurs de forme.</p>
<p>Le Ministre de la Justice, Augustin Émane, prenant la parole pour l&rsquo;ouverture officielle des travaux, a tenu à replacer la procédure au cœur de l&rsquo;idéal démocratique, fustigeant ceux qui la considèrent comme un fardeau ou une ruse. S’appuyant sur les géants de la pensée juridique comme Portalis et Montesquieu, il a martelé que le respect scrupuleux des règles n’est jamais une contrainte inutile, mais le garant suprême contre l&rsquo;arbitraire. « Les règles de procédure, c’est la garantie de l’État de droit et il ne faut jamais au grand jamais l’oublier », a-t-il affirmé avec une gravité certaine, soulignant que la justice repose autant sur la pertinence du verdict que sur la régularité du chemin qui y mène.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39715" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-300x169.jpg" alt="IMG 20260722 100327" width="300" height="169" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 15" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-1024x578.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-768x434.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-1536x868.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-2048x1157.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le Ministre a encouragé les magistrats, greffiers et avocats à ne pas délaisser cet aspect technique, souvent perçu comme secondaire : « votre professionnalisme, votre rigueur et la parfaite maîtrise des règles procédurales doivent vous permettre à tous de concourir chaque jour à rendre et à renforcer la crédibilité de notre justice ». Ce plaidoyer pour la « forme » vise à restaurer la confiance du justiciable dans une institution qui se doit d’être irréprochable dans ses méthodes.</p>
<p>L&rsquo;aspect pragmatique de l&rsquo;atelier a été brillamment illustré par Maître Kombila Mamboundou Wilfried, huissier de justice, pour qui chaque acte posé sur le terrain engage la validité de toute la procédure. Pour lui, l’enjeu de cette rencontre réside dans l&rsquo;unification des méthodes de travail : « il sera question de pouvoir harmoniser la pratique des procédures notamment en matière de notification et d&rsquo;assignation ». En tant qu&rsquo;officier ministériel, il est conscient que les actes de notification en mairie ou à parquet sont des « actes introductifs d&rsquo;instance » qui ne tolèrent aucune approximation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39716" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-300x173.jpg" alt="IMG 20260722 095136" width="300" height="173" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 16" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-300x173.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-1024x590.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-768x443.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-1536x886.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-2048x1181.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Une erreur de plume ou un non-respect des délais peut entraîner une nullité fatale, ruinant les efforts des parties. « Il faudrait essentiellement que l&rsquo;huissier, dans la pratique de ses missions, sache exactement quelles sont les conditions de mise en œuvre de ces actes-là pour pouvoir faire en sorte que ces éléments de nullité ne puissent pas frapper leur acte pour le respect du principe du contradictoire », a-t-il précisé. Cette vigilance technique est le prix à payer pour que le débat judiciaire puisse se tenir sur des bases saines et incontestables.</p>
<p>Sidonie Flore Ouwé, Directrice de la formation continue, a apporté une dimension quasi sociologique au débat, rappelant que derrière la sécheresse des textes juridiques bat le cœur de la cité. Pour elle, le droit n&rsquo;est pas une abstraction froide, mais un outil de régulation humaine : « le domaine social, il est fait pour canaliser la vie des hommes en société ». Cette perspective impose une vision humaniste de la procédure, où chaque mécanisme doit rester « accessible, compréhensible et équitable » pour le commun des mortels.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39717" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-300x171.jpg" alt="IMG 20260722 095019" width="300" height="171" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 17" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-300x171.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-1024x584.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-768x438.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-1536x875.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-2048x1167.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mme Ouwé a insisté sur le fait que la notification est une étape « déterminante » car elle assure « l&rsquo;information effective des parties concernées ». En l&rsquo;absence d&rsquo;une information réelle, le droit de la défense ne serait qu&rsquo;une chimère. Le programme qu&rsquo;elle a conçu pour cet atelier est d&rsquo;une densité rare, abordant le régime juridique de l&rsquo;assignation, les diligences requises et les responsabilités partagées, avec pour seul horizon de « garantir l&rsquo;équilibre entre les voies des parties et les exigences du procès ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La réussite de cet événement repose également sur une synergie institutionnelle et internationale exemplaire. Le soutien technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’appui financier du Japon témoignent de l&rsquo;intérêt mondial pour la stabilisation de l&rsquo;État de droit au Gabon. Augustin Émane a d’ailleurs pointé du doigt une preuve concrète de cette dynamique : l’émergence de nouvelles infrastructures judiciaires visibles derrière l’école, prêtes à être inaugurées. Mais au-delà du béton, c’est l’investissement humain qui prime.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39720" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-300x176.jpg" alt="IMG 20260722 093319" width="300" height="176" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 18" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-300x176.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-1024x599.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-768x450.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-1536x899.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-2048x1199.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39721" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-300x171.jpg" alt="IMG 20260722 093331" width="300" height="171" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 19" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-300x171.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-1024x584.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-768x438.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-1536x876.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-2048x1167.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le Garde des Sceaux a particulièrement loué l’initiative des avocats et des huissiers qui ont accepté de contribuer financièrement à leur formation : « c’est une contribution qui pour moi traduit une volonté commune d’investir dans le renforcement des compétences au service d’une justice plus efficace ». Cet engagement spontané des professionnels est le signe d&rsquo;une mutation profonde des mentalités, où la formation continue devient un devoir déontologique.</p>
<p>L’atelier s&rsquo;est donc articulé autour d&rsquo;une réflexion profonde sur les conditions de forme et de fond des actes judiciaires, explorant les zones grises de la notification à parquet ou en mairie. Les participants ont été invités à sortir de leur routine pour adopter une approche réflexive sur leurs pratiques respectives. Comme l&rsquo;a souligné Armand Yebe, « les formes sont la sauvegarde nécessaire des droits », citant Portalis pour rappeler que sans procédure, la justice ne serait qu&rsquo;une distribution arbitraire de faveurs. Le climat de travail, empreint de sérieux et de convivialité, a permis des échanges nourris entre les différents corps de métier, brisant les silos qui nuisent souvent à la fluidité de la chaîne pénale et civile. Cette harmonisation est perçue comme un bouclier contre l’insécurité juridique qui effraie les investisseurs et désespère les citoyens. En dotant les acteurs de manuels et de références partagées, le ministère entend combler un vide qui laissait trop souvent place à l&rsquo;improvisation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39718" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-300x170.jpg" alt="IMG 20260722 093909" width="300" height="170" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 20" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-300x170.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-1024x580.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-768x435.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-1536x871.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-2048x1161.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Clôturant cette phase de travaux, le Ministre a rappelé une maxime du juriste africain Kebambaï : « il n’y a pas d’État de droit sans une justice forte, indépendante et respectée ». Cette force ne réside pas dans la puissance de la contrainte, mais dans l&rsquo;autorité morale que confère le respect absolu de la loi par ceux qui l&rsquo;appliquent. Si la justice est une cathédrale, la procédure en est le plan architectural ; sans elle, l&rsquo;édifice s&rsquo;effondre au moindre souffle de contestation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39729" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-300x169.jpg" alt="IMG 20260722 100749" width="300" height="169" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 21" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-2048x1153.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39730" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-300x172.jpg" alt="IMG 20260722 100741" width="300" height="172" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 22" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-300x172.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-1024x586.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-768x440.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-1536x879.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-2048x1172.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Au sortir de l&rsquo;ENM, les magistrats, greffiers et huissiers ne repartent pas seulement avec des techniques nouvelles, mais avec la certitude que leur rigueur formelle est le plus bel hommage rendu à la liberté. Car au final, dans le grand théâtre du droit, c’est dans la précision du geste que s’écrit la véritable équité, transformant chaque notification en une promesse de vérité. La justice gabonaise, en se réappropriant ses formes, redonne enfin tout son sens au fond.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/07/22/la-forme-au-service-du-droit-quand-la-rigueur-procedurale-devient-le-rempart-de-la-justice-gabonaise/">La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/07/01/presomption-dinnocence-et-instantaneite-mediatique-le-pari-gabonais-dune-justice-sans-precipitation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 06:57:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier de formation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[ENM]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[magistrats]]></category>
		<category><![CDATA[Medias]]></category>
		<category><![CDATA[Présomption d'innocence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-info.com/?p=39962</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans la grande salle de l’École Nationale de la Magistrature, l’atmosphère pesait d’une solennité rare, celle des jours où l’institution judiciaire interroge ses fondements. Devant un parterre de magistrats, de&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/07/01/presomption-dinnocence-et-instantaneite-mediatique-le-pari-gabonais-dune-justice-sans-precipitation/">Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans la grande salle de l’École Nationale de la Magistrature, l’atmosphère pesait d’une solennité rare, celle des jours où l’institution judiciaire interroge ses fondements. Devant un parterre de magistrats, de hauts fonctionnaires et de professionnels des médias, Armand Yebe, Directeur Général de l’ENM, a ouvert un dialogue aussi technique que civique autour d’un principe fragilisé par le tempo effréné de l’information. « La présomption d’innocence n’est pas seulement un principe juridique, elle est une exigence éthique, une garantie démocratique », a-t-il posé d’emblée, rappelant que ce pilier de l’État de droit se heurte désormais à la dictature de l’instantané.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39963" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100535-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 100535" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 34" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100535-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100535-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100535-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100535-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100535-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>L’atelier, intitulé « regards croisés », n’avait pas pour vocation de ressasser des évidences normatives, mais de tisser un pont fragile entre deux mondes que tout oppose : le temps long de l’instruction et la frénésie des rédactions. Car c’est bien là que se joue la réputation d’un homme, parfois durablement entachée avant même que le moindre jugement ne soit rendu.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39964" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101006-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 101006" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 35" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101006-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101006-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101006-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101006-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101006-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>À l’heure où les réseaux sociaux amplifient les rumeurs en échos décuplés, Armand Yebe a mis en garde contre cette tyrannie de l’opinion : « À l’heure où l’information circule instantanément, il nous appartient plus que jamais de préserver l’équilibre essentiel entre le droit d’informer et le droit d’être présumé innocent. » Une formule qui résonne comme un manifeste pour une presse responsable et une magistrature sourde aux clameurs extérieures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Maganga Amoussou Gwladys, représentant le ministre de la Justice, a renchéri avec une vigueur remarquée, qualifiant la présomption d’innocence d’« exigence de civilisation juridique ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39965" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_102311-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 102311" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 36" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_102311-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_102311-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_102311-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_102311-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_102311-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Pour elle, ce principe ne saurait plier sous le poids des passions collectives ou des pressions populaires, car il incarne la dignité même de l’individu face à la puissance publique. « La justice ne peut être guidée exclusivement par le droit et par les preuves », a-t-elle martelé, appelant à une communication institutionnelle maîtrisée, seule capable de résister à la tentation du procès médiatique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39966" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100519-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 100519" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 37" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100519-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100519-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100519-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100519-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100519-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39967" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100553-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 100553" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 38" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100553-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100553-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100553-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100553-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100553-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mais le danger le plus insidieux réside peut-être dans la précipitation, cette mauvaise conseillère des foules et parfois des juges. Sidonie Flore Ouwé, directrice de la formation continue, a évoqué ce principe comme un « rempart contre l’arbitraire » et une « garantie contre les condamnations hâtives ». Citant Montesquieu avec une élégance désarmante, elle a rappelé qu’il n’y a « point de plus cruelle tyrannie que celle que l’homme exerce à l’ombre des lois ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39968" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101350-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 101350" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 39" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101350-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101350-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101350-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101350-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101350-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Une manière de souligner que le droit, mal interprété ou précipité, peut devenir l’instrument d’une injustice aussi brutale que l’arbitraire qu’il est censé combattre. Selon elle, priver un citoyen de ses droits fondamentaux revient à « remettre en cause son humanité même », un avertissement qui place l’enjeu bien au-delà des simples procédures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette protection ne relève pourtant pas de la seule responsabilité des magistrats ; elle est, comme l’ont répété plusieurs intervenants, une « responsabilité partagée ». L’atelier a ainsi mis en lumière la nécessité d’un dialogue permanent entre juges judiciaires, administratifs et journalistes, afin de forger une « compréhension commune des responsabilités de chacun ». L’ENM, en unissant ces acteurs autour d’une même table, entend consolider une « culture commune de protection des droits fondamentaux » au sein du système judiciaire gabonais. Une ambition louable dans un pays où la confiance dans l’institution judiciaire reste un chantier ouvert.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39971" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100549-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 100549" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 40" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100549-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100549-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100549-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100549-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_100549-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39972" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101129-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 101129" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 41" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101129-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101129-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101129-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101129-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_101129-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Au-delà des principes éthiques, la présomption d’innocence possède une dimension éminemment pragmatique, voire économique. Sidonie Flore Ouwé a brillamment démontré que la qualité de la justice est un « puissant levier de développement économique ». Pour attirer les investisseurs et sécuriser les échanges, le Gabon doit offrir un environnement où les libertés sont garanties et les règles prévisibles. « La protection de la présomption d’innocence participe directement de cette sécurité juridique », a-t-elle affirmé, car elle assure qu’aucun acteur économique ne sera condamné médiatiquement sans avoir bénéficié d’un procès équitable. C’est donc la crédibilité même de l’État et son attractivité internationale qui se jouent dans le respect scrupuleux de ce principe, transformant une obligation morale en atout stratégique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette dynamique de modernisation s’inscrit dans la vision portée par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à renforcer l’État de droit et la performance des institutions. Ce chantier ambitieux bénéficie de l’appui technique du PNUD et du soutien financier du Japon, gage d’une coopération internationale qui confère à la réforme une dimension à la fois technique et symbolique. Toutefois, l’excellence a un prix, et la formation continue des magistrats a été présentée comme un investissement indispensable. Lors des débats, il a été rappelé avec une franchise salutaire que « la compétence s’acquiert en payant quelque chose », incitant les professionnels à s’investir pleinement pour ne pas être de simples spectateurs des réformes mais des « artisans » actifs de la justice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’atelier s’est achevé sur une série de recommandations concrètes, parmi lesquelles le renforcement des formations continues et l’encouragement d’un traitement médiatique responsable des procédures en cours. L’ambition est claire : transformer ces réflexions en pratiques quotidiennes, afin que la présomption d’innocence cesse d’être un vœu pieux pour devenir une réalité tangible. En guise de clôture solennelle, chaque participant s’est vu remettre une attestation de présence, distinguant leur engagement dans cette réflexion collective. Ces documents ont été décernés par le directeur général de l&rsquo;institution et les deux éminentes intervenants, figures de l’institution judiciaire gabonaise : Apollinaire Ondo Mve, inspecteur général des services judiciaires, et Onewin Ogouamba Lilian, commissaire à la loi près le Conseil d’État. Un geste symbolique qui scellait l’importance de ce moment et la responsabilité de chacun à en porter les fruits.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39973" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183440-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 183440" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 42" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183440-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183440-1024x577.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183440-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183440-1536x865.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183440-2048x1153.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39974" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183046-300x169.jpg" alt="IMG 20260731 183046" width="300" height="169" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 43" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183046-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183046-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183046-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183046-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183046-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39975" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183849-300x171.jpg" alt="IMG 20260731 183849" width="300" height="171" title="Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation 44" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183849-300x171.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183849-1024x583.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183849-768x437.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183849-1536x874.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260731_183849-2048x1165.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Comme l’a rappelé Sidonie Flore Ouwé en citant les artisans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ces droits « ne valent que si chacun se sent responsable de leur respect ». C’est sur ce sentiment de responsabilité partagée que repose désormais l’espoir d’une justice gabonaise plus performante, plus humaine et, surtout, plus juste pour chaque citoyen, quel que soit le tribunal de l’opinion. Car au-delà des textes et des discours, c’est bien dans le regard que la société porte sur l’accusé que se mesure la vitalité d’une démocratie.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/07/01/presomption-dinnocence-et-instantaneite-mediatique-le-pari-gabonais-dune-justice-sans-precipitation/">Présomption d’innocence et instantanéité médiatique : le pari gabonais d’une justice sans précipitation</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jean Rémy YAMA face à la Cour constitutionnelle : Une justice bafouée sous les yeux du Gabon</title>
		<link>https://gabon-info.com/2025/09/11/jean-remy-yama-face-a-la-cour-constitutionnelle-une-justice-bafouee-sous-les-yeux-du-gabon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 08:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[L'oeil de la pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Cour constitutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[élections législatives]]></category>
		<category><![CDATA[Injustice]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Rémy Yama]]></category>
		<category><![CDATA[locales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-info.com/?p=33167</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce mardi 9 septembre 2025 restera un jour sombre pour Jean Rémy YAMA, figure emblématique du Parti National pour le Travail et le Progrès (PNTP), mais aussi pour tous les&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2025/09/11/jean-remy-yama-face-a-la-cour-constitutionnelle-une-justice-bafouee-sous-les-yeux-du-gabon/">Jean Rémy YAMA face à la Cour constitutionnelle : Une justice bafouée sous les yeux du Gabon</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce mardi 9 septembre 2025 restera un jour sombre pour Jean Rémy YAMA, figure emblématique du Parti National pour le Travail et le Progrès (PNTP), mais aussi pour tous les Gabonais aspirant à un changement radical du système politique et social en place depuis 1968. La décision n°075/CCT du 6 septembre 2025 rendue par les neuf juges de la Cour constitutionnelle, qui rejette la candidature de YAMA pour les législatives à Mulundu, révèle plus qu’un simple désaccord juridique : elle expose un déni manifeste du droit, une partialité honteuse et une justice dévoyée.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-33168" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2025/09/1757666119563-300x168.jpg" alt="1757666119563" width="300" height="168" title="Jean Rémy YAMA face à la Cour constitutionnelle : Une justice bafouée sous les yeux du Gabon 46" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2025/09/1757666119563-300x168.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2025/09/1757666119563-1024x573.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2025/09/1757666119563-768x430.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2025/09/1757666119563.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le dossier est clair. Dès la publication des candidatures retenues par la CNOCER le 20 août, le nom de Jean Rémy YAMA en est absent, malgré la production d’un récépissé validant sa conformité au fameux article 202 du Code électoral. Plutôt que de bénéficier du droit élémentaire à un examen contradictoire, YAMA reçoit la notification de rejet de son recours… 17 jours après, soit plus du double des 8 jours légaux. Un délai qui illustre à lui seul le mépris de la Cour constitutionnelle envers la procédure et les droits du candidat.</p>
<p>Sur la forme d’abord, l’argument avancé par la Cour – qu’un jugement supplétif manque dans son dossier – est une fiction juridique. Sur son récépissé, toutes les cases exigées par la loi sont cochées, sauf celle d’un quitus de campagne non pertinent ici. Or, l’article 202 pose clairement que c’est à la CNOCER et non à la Cour constitutionnelle de vérifier le dossier en amont. Comment la Cour peut-elle dès lors prétendre juger un élément dont elle n’a pas la compétence ni les moyens d’apprécier ? Pire, la CNOCER refuse de communiquer à YAMA les documents sur lesquels se base la Cour, violant ainsi le droit constitutionnel fondamental à la défense, garanti à l’article 16.</p>
<p>Ce qui se joue n’est pas un simple contrôle juridique impartial, mais une mascarade où la Cour emboîte le pas d’une CNOCER opaque, en se rendant complice d’une exclusion arbitraire. L’illustre contraste avec le tribunal administratif de Koula-Moutou – qui, dans une procédure transparente, avait ordonné la validation d’une liste conduite par YAMA suite à un rejet motivé par des « irrégularités » non étayées – souligne le décalage abyssal entre rigueur et respect des droits d’un côté, et arbitraire et injustice de l’autre.</p>
<p>Sur le fond, la Cour s’appuie sur une interprétation stricte et contestable de l’alinéa de l’article 202 sur le « cas échéant » d’un jugement supplétif. Pourtant, même le ministère de l’Intérieur, président de la CNOCER, dans son propre avis public, qualifie la production du jugement supplétif de facultative, soulignant que l’extrait d’acte de naissance suffit. Comment fermer les yeux sur ce double discours sans accuser la Cour d’entêtement idéologique ? Jean Rémy YAMA avait déjà surmonté des obstacles similaires en 2023, remportant même l’élection législative depuis sa cellule en prison. Ironie cruelle, il est aujourd’hui barré sous des prétextes aussi fragiles qu’injustes.</p>
<p>Dans sa remarquable lettre ouverte, YAMA dénonce cette injustice avec force, rappelant que le principe inscrit dans la loi selon lequel « l’usager ne saurait souffrir des turpitudes de l’administration » a été foulé aux pieds par ceux mêmes censés garantir la justice. Lui, candidat légitime et élu populaire, est victime d’un acharnement judiciaire qui rappelle l’époque sombre où le droit n’était qu’un chiffon de papier au service du pouvoir.</p>
<p>Au-delà du cas personnel, cette décision inique jette une ombre inquiétante sur toute la justice gabonaise et la prétendue restauration des institutions sous l’égide du CNTI. Face à ce déni, Jean Rémy YAMA promet de ne pas céder à la provocation, de refuser la colère comme l’exil, et de poursuivre son combat pour la liberté et la démocratie au Gabon.</p>
<p>Le 27 septembre, alors que les législatives approchent, cette controverse devrait interroger l’opinion nationale et internationale : peut-on tolérer qu’une Cour constitutionnelle se laisse instrumentaliser au point de trahir son serment et sacrifier la volonté populaire au nom d’intérêts obscurs ? La lutte pour le vrai changement continue, et c’est cette lutte, conclut YAMA, qui finira par libérer le Gabon.</p>
<p><em>Que cette affaire soit un appel vibrant à la vigilance démocratique et au respect fondamental des droits, sous peine de voir s’enliser définitivement l’espoir d’une République juste et libre.</em></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2025/09/11/jean-remy-yama-face-a-la-cour-constitutionnelle-une-justice-bafouee-sous-les-yeux-du-gabon/">Jean Rémy YAMA face à la Cour constitutionnelle : Une justice bafouée sous les yeux du Gabon</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;affaire Opiangah : Quand la justice gabonaise s&#8217;égare dans les méandres de l&#8217;arbitraire</title>
		<link>https://gabon-info.com/2025/05/13/laffaire-opiangah-quand-la-justice-gabonaise-segare-dans-les-meandres-de-larbitraire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[redacteur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 13:48:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Faits divers et justice]]></category>
		<category><![CDATA[arbitraire Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Patrick Opiangah]]></category>
		<category><![CDATA[humiliation]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[procureur de la République]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal]]></category>
		<category><![CDATA[victime]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-info.com/?p=29539</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans un développement judiciaire qui ne cesse d&#8217;étonner les observateurs du droit gabonais, l&#8217;affaire Hervé Patrick Opiangah prend une tournure pour le moins troublante. Alors que la chambre d&#8217;accusation vient&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2025/05/13/laffaire-opiangah-quand-la-justice-gabonaise-segare-dans-les-meandres-de-larbitraire/">L&rsquo;affaire Opiangah : Quand la justice gabonaise s&rsquo;égare dans les méandres de l&rsquo;arbitraire</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un développement judiciaire qui ne cesse d&rsquo;étonner les observateurs du droit gabonais, l&rsquo;affaire Hervé Patrick Opiangah prend une tournure pour le moins troublante. Alors que la chambre d&rsquo;accusation vient de refuser un non-lieu pourtant attendu, c&rsquo;est tout l&rsquo;édifice judiciaire gabonais qui vacille sur ses fondements.</strong></p>
<p>« La présumée victime réfute totalement les faits, mais pour eux, le fait que l&rsquo;intéressé ne se soit pas présenté à sa convocation est une raison suffisante pour ne pas ordonner un non-lieu », confie sous le sceau de l&rsquo;anonymat un magistrat visiblement désemparé par cette décision aberrante.</p>
<p><strong>Une logique juridique inversée</strong></p>
<p>Comment justifier une telle position juridique ? Le principe fondamental de notre droit pénal exige des « indices graves ou concordants » pour mettre en cause un justiciable. Or, dans cette affaire, ces indices semblent aussi introuvables que la raison derrière cette obstination judiciaire.</p>
<p>Plus troublant encore : la propre fille d&rsquo;Opiangah, présentée comme victime présumée, a non seulement réfuté les accusations, mais a également déposé une plainte pour diffamation contre ses accusateurs. Une démarche ignorée avec une désinvolture déconcertante par le parquet gabonais.</p>
<p><strong>Une justice qui se substitue à la partie civile ?</strong></p>
<p>L&rsquo;acharnement dont fait preuve la chambre d&rsquo;accusation laisse perplexe. Tout se passe comme si l&rsquo;institution judiciaire, censée être impartiale, s&rsquo;était muée en partie civile dans une vendetta personnelle contre Hervé Patrick Opiangah. Ce capitaine d&rsquo;industrie, contraint à l&rsquo;exil depuis plus de six mois, semble être la cible d&rsquo;une machination aux relents politiques.</p>
<p>Le magistrat Ulric Arnol Nzoundou Bignoumba, rejoint ainsi le cercle peu enviable de ces fonctionnaires de justice qui, à l&rsquo;instar de Bruno Obiang Mve et Eddy Minang, semblent avoir choisi de sacrifier leur déontologie sur l&rsquo;autel d&rsquo;intérêts obscurs.</p>
<p><strong>Vers une humiliation internationale ?</strong></p>
<p>Cette affaire pourrait dépasser largement les frontières gabonaises. Les avocats français d&rsquo;Opiangah ont saisi la Cour Africaine des Droits de l&rsquo;Homme et des Peuples, déterminés à exposer ce qui ressemble de plus en plus à un simulacre de justice.</p>
<p>Si la chambre d&rsquo;accusation persiste dans cette voie, c&rsquo;est l&rsquo;image même de la justice gabonaise qui risque d&rsquo;être éclaboussée sur la scène internationale. Une perspective qui devrait inquiéter les autorités, à l&rsquo;heure où le pays tente de redorer son blason en matière d&rsquo;État de droit.</p>
<p>En refusant d&rsquo;appliquer les principes élémentaires du droit pénal, en ignorant délibérément les déclarations de la présumée victime et en s&rsquo;obstinant dans une procédure aussi contestable que contestée, la justice gabonaise semble avoir choisi de s&rsquo;aventurer sur un terrain glissant.</p>
<p>Le cas Opiangah risque fort de devenir un cas d&rsquo;école – celui d&rsquo;une justice qui, en s&rsquo;acharnant contre un homme, finit par se condamner elle-même.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2025/05/13/laffaire-opiangah-quand-la-justice-gabonaise-segare-dans-les-meandres-de-larbitraire/">L&rsquo;affaire Opiangah : Quand la justice gabonaise s&rsquo;égare dans les méandres de l&rsquo;arbitraire</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
