Une affiche fait actuellement réagir autour du « Prix de l’Excellence 2026 ». Dans la catégorie « Grand Prix de l’Excellence nationale », figure le nom de Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement.
Au-delà de la personne du président, c’est surtout la forme et le principe qui interrogent.
Une confusion des genres qui interpelle
Présenter le Président de la République sur une même liste de nominés que d’autres personnalités peut donner le sentiment que la première institution de la République est soumise aux mêmes critères, au même statut et au même processus de sélection qu’un candidat ordinaire à un prix d’excellence.
Or, un chef de l’État n’est pas une personnalité comme les autres. Il incarne l’État, la Nation et la continuité des institutions. Son statut institutionnel impose donc une certaine hauteur dans la manière de le distinguer, y compris lorsqu’il s’agit de reconnaître son action.
Il ne s’agit nullement de contester le principe de la récompense ou de remettre en cause le mérite des autres personnalités susceptibles d’être distinguées. Il s’agit de s’interroger sur la pertinence de placer le Président de la République dans une logique de compétition avec des nominés.
Récompenser le Président, oui. Le mettre en compétition, non.
Si les organisateurs souhaitent saluer l’action du chef de l’État, plusieurs formules auraient pu être envisagées : un Prix spécial, un Grand Prix d’honneur, une distinction exceptionnelle ou une reconnaissance
institutionnelle.
Ces distinctions auraient permis de reconnaître son action tout en préservant la différence de statut entre le Président de la République et les autres personnalités en compétition.
Car une chose est de décerner un prix à un entrepreneur, un artiste, un sportif, un universitaire ou un acteur de la société civile pour son parcours. Une autre est de soumettre le Chef de l’État à une compétition de même nature.
Une question de respect des institutions
Dans une République, le respect des institutions passe aussi par les symboles et les formes.
L’initiative peut certes être animée des meilleures intentions. Mais vouloir honorer le Président ne doit pas conduire, paradoxalement, à banaliser la fonction présidentielle en la plaçant dans un dispositif où le Chef de l’État apparaît comme un candidat parmi d’autres.
Le problème n’est donc pas de savoir si Brice Clotaire Oligui Nguema mérite ou non une distinction. Le véritable débat porte sur la manière de lui attribuer cette reconnaissance.
L’excellence présidentielle mérite un traitement particulier
Le Président de la République exerce une fonction qui dépasse sa personne. Toute distinction qui lui est destinée devrait, par conséquent, tenir compte de cette dimension institutionnelle.
On peut apprécier ou critiquer l’action d’un chef d’État. On peut être favorable ou opposé à sa politique. Mais lorsqu’une organisation décide de lui rendre hommage, elle devrait veiller à ne pas le présenter comme un simple concurrent sollicitant les suffrages d’un jury face à d’autres nominés.
Si le « Grand Prix de l’Excellence nationale » veut véritablement porter une dimension nationale, il gagnerait à clarifier ses critères, son processus de nomination et surtout le statut particulier réservé au Président de la République.
Honorer le Chef de l’État est une chose. Le mettre au même niveau protocolaire qu’un simple nominé en est une autre.
C’est cette confusion qu’il convient aujourd’hui de dénoncer.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞
