À quelques semaines de la reprise des championnats nationaux de football, l’Association des Clubs Professionnels de Football du Gabon (ACPFG) interpelle les autorités sur le règlement des engagements financiers restant dus aux clubs au titre de la saison 2025-2026, désormais achevée.
Dans une déclaration, l’organisation salue l’implication des autorités gabonaises, notamment celle du président de la République et du ministère des Sports, ainsi que la fixation des dates de reprise des compétitions. La première division doit reprendre le 10 octobre, tandis que la deuxième division est annoncée pour le 22 novembre.
L’ACPFG déplore toutefois le retard enregistré dans le paiement de plusieurs récompenses liées à la saison écoulée. Malgré la tenue récente de la cérémonie du Ndambo d’Or et l’annonce des différentes dotations, les chèques destinés à l’AS Mangasport, au Stade Mandji, au CF Mounana et au Missile FC n’auraient toujours pas été remis aux clubs concernés.
Selon l’association, le budget de la compétition, évalué à 2,8 milliards de francs CFA, avait été adopté en Assemblée générale de la Ligue nationale de football professionnel (LINAFP), en présence de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), avant d’être arbitré par la tutelle sportive.
Face à cette situation, les clubs souhaitent notamment connaître le montant effectivement consacré au football national, les sommes déjà décaissées par l’État, les priorités ayant guidé l’exécution du budget ainsi que le solde encore disponible pour honorer les engagements financiers.
L’ACPFG met également en avant les démarches entreprises par les clubs dans le cadre des réformes de bonne gouvernance. Elle indique que les formations ont satisfait aux exigences administratives, notamment à travers la production des attestations de conformité et le dépôt des dossiers nécessaires à l’obtention des agréments, dont la régularisation auprès de la tutelle resterait attendue.
Au titre des créances réclamées figurent également les frais médicaux, évalués à environ 2,5 millions de francs CFA par club, pour un montant global estimé à 60 millions de francs CFA pour l’ensemble des clubs concernés.
À ces dépenses s’ajoutent les récompenses restant dues, soit 80 millions de francs CFA pour l’AS Mangasport, 50 millions pour le Stade Mandji, 50 millions pour le CF Mounana et 30 millions pour le Missile FC.
Pour l’ACPFG, l’apurement de ces sommes constitue une urgence, notamment au regard des prochaines échéances sportives. L’AS Mangasport doit en effet représenter le Gabon en Ligue des champions africaine, tandis que les Panthères du Gabon sont également appelées à disputer plusieurs échéances internationales.
L’association estime ainsi que le non-règlement de ces engagements pourrait fragiliser la préparation de la nouvelle saison et accentuer les difficultés financières, administratives et logistiques auxquelles les clubs sont confrontés.
