Quatorze minutes d’interruption, trois incidents similaires en près de quinze ans et une enquête technique en cours. Après la panne d’électricité survenue le 29 septembre dernier lors de la rencontre entre le Gabon et le Niger, l’Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC) apporte des précisions sur les circonstances de cet incident et annonce des investigations pour en déterminer les causes.
La coupure d’électricité enregistrée le 29 septembre 2026 au stade Rénovation de Franceville, lors du match international de football entre le Gabon et le Niger, continue de susciter des interrogations sur le fonctionnement des installations électriques de cette infrastructure sportive. Dans un communiqué publié le 2 octobre à Libreville, l’Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC), chargé de la gestion des infrastructures sportives au Gabon, est revenu sur cet incident qui a momentanément interrompu la rencontre.
Selon l’ONDSC, le stade Rénovation de Franceville dispose de quatre groupes électrogènes de marque JCB, installés en 2011 dans le cadre des préparatifs de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2012. Ces équipements ont notamment pour rôle d’assurer une alimentation électrique autonome, indépendante du réseau domestique, une disposition recommandée pour les rencontres internationales.
Cependant, malgré l’expertise et l’accompagnement des partenaires techniques chargés de leur gestion et de leur maintenance, ces installations ont déjà connu plusieurs défaillances. L’Office recense ainsi trois incidents similaires depuis leur mise en service : en janvier 2017, en juin 2024 et, plus récemment, le 29 septembre 2026.
Face à cette nouvelle interruption, des investigations approfondies ont été engagées par les partenaires techniques de l’ONDSC, en collaboration avec le fabricant des générateurs. L’objectif est d’identifier précisément l’origine de la panne et de comprendre les raisons de la répétition de ces incidents.
Si cette défaillance a momentanément perturbé le déroulement de la rencontre Gabon-Niger, l’intervention rapide des équipes de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a permis de limiter la durée de l’interruption. Grâce à leur mobilisation, l’alimentation électrique a pu être rétablie à partir du réseau de la société, permettant ainsi la reprise du match après quatorze minutes d’arrêt.
Au-delà de cet incident, la répétition des pannes sur les équipements installés depuis 2011 pose la question de la fiabilité des dispositifs d’alimentation électrique de secours dans les infrastructures sportives du pays. Les conclusions de l’enquête en cours devraient permettre à l’ONDSC et à ses partenaires de mieux cerner les éventuelles défaillances et d’envisager les mesures nécessaires.
L’Office réaffirme, pour sa part, son engagement à garantir les meilleures conditions de sécurité et de fonctionnement des infrastructures sportives nationales, avec le concours de ses partenaires techniques nationaux et internationaux.
