Nouveau Code électoral : les recommandations du Front des Citoyens pour la Transparence électorale (FCTE)

Au Gabon, après le référendum constitutionnel, l’heure est actuellement à l’élaboration d’un nouveau code électoral fiable. Le Front des Citoyens pour la Transparence électorale avait déjà vertement critiqué l’organisation du référendum du 16 novembre dernier, dénonçant entre autre « une campagne déséquilibrée, un accès biaisé aux médias, une organisation unilatérale et de conditions de vote opaques. À un peu plus d’une semaine de la fin des travaux des sous-commissions chargées de l’élaboration de l’avant-projet du Code électoral, le FCTE interpelle « contre toute tentative d’improvisation, de précipitation, d’exclusion, ou de manipulation qui pourrait compromettre ce moment historique ». La plate-forme a formulé plusieurs recommandations visant à « un code électoral qui soit non seulement juste, inclusif, mais également un garant incontestable de la transparence et de l’équité ». C’était lors d’une déclaration de presse faite samedi 14 décembre au siège de RÉAGIR.

Au nombre des recommandations figurent :

– Un processus participatif: l’implication de toutes les parties prenantes, y compris les organisations de la société civile, les partis politiques et les citoyens, à la phase des amendements.

– Une transparence totale : une communication claire et accessible sur chaque étape de l’élaboration du code électoral.

– Une équité et une justice : Des dispositions garantissant une compétition électoral libre, équitable et transparente, notamment en matière de financement, de représentation et d’accès aux médias.

Selon Dr Pélagie ITSANA, Présidente du FCTE, dans la perspective de l’organisation des élections par le ministère de l’Intérieur, comme cela semble se dessiner, il assumera l’ensemble des responsabilités depuis l’inscription des électeurs jusqu’à la proclamation des résultats provisoires.

Lors de sa déclaration, le FCTE a également recommandé la dissolution des commissions électorales nationales et locales. Leurs fonctions, indique Dr Pélagie ITSANA, seront intégrées dans une Direction spécialisée au sein du ministère de l’Intérieur. Ainsi, préconise t-elle, la structuration pourrait être la suivante :

• Direction Générale des Affaires électorales (DGAE): Une unité indépendante mais placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, regroupant les compétences en matière de gestion électorale.

• Des sous-directions spécialisées:

1. Gestion du fichier électoral ;

2. Logistique et déploiement des matériels ;

3. Formation des agents électoraux;

4. Communication et relations publiques;

5. Bureau de la transparence électorale, chargé de garantir la conformité des processus aux normes nationales et internationales. Ce bureau devra être composé entre autres, des partis politiques, des organisations indépendantes, de la société civile, des observateurs nationaux et internationaux.

6. L’organisation des élections à l’intérieur du pays sera coordonnée par les auxiliaires du ministère que sont les gouverneurs, préfets et sous-préfets.

Selon le FCTE, cette organisation serait juste un aperçu de ce qui pourrait être proposé, car ils y reviendront pour les détails, lors des prochaines communications.



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