Les représentants de l’État gabonais dans l’affaire des « biens mal acquis » soutiennent le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris d’Antoinette Sassou-Nguesso et d’Omar-Denis Junior Bongo. Leur position figure dans une note transmise à la justice française, selon Africa Intelligence.
L’affaire des « biens mal acquis » connaît un nouveau développement en France. Les avocats représentant l’État gabonais ont pris position en faveur du renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris d’Antoinette Sassou-Nguesso, épouse du président congolais Denis Sassou-Nguesso, et d’Omar-Denis Junior Bongo, fils de l’ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba.
Selon une information publiée par Africa Intelligence, cette position a été formulée dans une note adressée à la justice française. Les conseils de l’État gabonais soutiennent ainsi la poursuite de la procédure judiciaire concernant plusieurs membres des familles Bongo et Sassou-Nguesso.
Une procédure engagée depuis plusieurs années
L’affaire des « biens mal acquis » porte sur le patrimoine immobilier et financier détenu en France par des responsables politiques africains et leurs proches. Le volet gabonais de cette procédure concerne notamment des biens acquis en France au cours des années de pouvoir d’Omar Bongo Ondimba.
L’instruction française, ouverte depuis plusieurs années, a notamment porté sur l’origine des fonds ayant permis l’acquisition de nombreux biens immobiliers. Le dossier a donné lieu à plusieurs mises en examen au sein de la famille Bongo.
Omar-Denis Junior Bongo figure parmi les enfants d’Omar Bongo concernés par cette procédure. Il est soupçonné par la justice française d’avoir bénéficié d’une partie du patrimoine immobilier constitué en France par son père. Ces accusations sont contestées par sa défense.
Une étape avant une éventuelle audience
La demande soutenue par les avocats de l’État gabonais ne constitue pas une condamnation. Elle intervient dans le cadre de la procédure judiciaire française et doit être appréciée par les magistrats compétents.
Le renvoi devant le tribunal correctionnel, s’il est finalement ordonné, ouvrirait la voie à un procès public au cours duquel les faits reprochés aux personnes concernées seraient examinés contradictoirement.
Le dossier reste donc suspendu aux prochaines décisions de la justice française, alors que l’affaire des « biens mal acquis » continue de produire des développements judiciaires plus de quinze ans après le début des premières procédures.
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