La pluie battante qui s’est abattue ce vendredi 23 octobre 2026 n’a nullement freiné la détermination des professionnels du droit rassemblés à la Maison de l’Avocat. À l’occasion de la deuxième journée de la campagne d’Octobre Rose dédiée à la lutte contre le cancer, le site judiciaire s’est métamorphosé en un espace privilégié de prévention sanitaire. Initiée par le Barreau des avocats sous la supervision attentive du Bâtonnier Raymond Obame Sima, cette opération a pleinement tenu ses promesses en attirant une foule nombreuse et mobilisée. Malgré les intempéries majeures, la forte affluence observée tout au long de cette journée témoigne d’une conscience collective remarquable face aux enjeux cruciaux du dépistage précoce.

L’événement a bénéficié d’un soutien institutionnel majeur grâce à la visite de Madame Kele Ngombi Luce, Secrétaire Particulière du ministre de la Justice. Sa présence effective et sa participation active sont venues concrétiser l’alliance entre la Chancellerie et l’Ordre des avocats autour de cette cause d’intérêt public. Honorée d’avoir été conviée personnellement et au nom de sa tutelle, la représentant ministérielle a qualifié son ministère d’« allié de taille » aux côtés du Barreau. Elle s’est ainsi exprimée : « Ce matin, je suis arrivée là à une campagne initiée par l’ordre des avocats pour lutter contre le cancer du sein, octobre rose et j’ai été très honorée du fait que j’ai été invitée personnellement et au nom du ministère de la justice qui est un allié de taille auprès de l’ordre des avocats ».

Loin de se borner à une présence protocolaire, la Secrétaire Particulière s’est elle-même prêtée aux examens de dépistage auprès des personnels soignants déployés sur place. Elle a pu apprécier la grande qualité d’organisation et la rigueur technique des équipes médicales composées de médecins et d’infirmières. Très impressionnée par leur professionnalisme, elle a rendu un hommage sincère à l’encadrement médical. À l’issue de son parcours de santé, elle a confié : « J’ai été vraiment impressionnée de toute l’organisation qui a été mise en place pour honorer cette période qui est célébrée dans le monde entier. Alors pour avoir participé à la partie technique, j’ai trouvé le personnel très professionnel ».


Cette immersion technique a également constitué un temps fort d’échange d’informations sur la prévention des pathologies cancéreuses féminines. Madame Kele Ngombi Luce a saisi cette occasion pour interroger les soignants sur les conduites à tenir pour prévenir le cancer du col de l’utérus et celui du sein. Elle a souligné la valeur éducative de ces échanges : « Ça a été en même temps un moyen pour moi d’être encore informée sur les pratiques courantes qui pourraient nous éloigner en permanence du cancer du col de l’utérus et du cancer du sein. J’ai pu poser quelques questions en rapport avec le cancer du col de l’utérus et j’ai été très édifiée et je tiens à remercier tout l’ensemble des avocats, en tête duquel le bâtonnier monsieur Sima qui a initié une telle initiative ».


L’un des faits marquants de cette rencontre réside dans la participation massive et inédite du personnel judiciaire masculin. Alors que la sensibilisation au cancer du sein est souvent perçue à tort comme une affaire exclusivement féminine, les hommes se sont rendus en nombre à la Maison de l’Avocat pour se faire dépister. Avocats et agents judiciaires hommes ont bravé la pluie pour effectuer les examens nécessaires. Cette implication masculine appuyée préfigure un changement profond des mentalités et traduit une prise de conscience bienvenue au sein du corps judiciaire face à cette menace sanitaire.


Cette forte mobilisation des hommes s’explique par la nécessité de briser un tabou tenace concernant la vulnérabilité masculine face aux pathologies mammaires. Les intervenants médicaux ont rappelé avec insistance que les hommes peuvent également être touchés par la maladie, souvent diagnostiquée tardivement en raison de méconnaissances. Ils ont ainsi adressé une mise en garde claire et directe : « Le cancer du sein n’est pas une maladie destinée uniquement aux femmes. Il y a beaucoup d’hommes qui en souffrent sans le savoir, jusqu’à ce qu’il soit trop tard ». Cette mise au point a suscité un véritable déclic parmi l’assistance masculine.


Au terme de cette deuxième journée d’Octobre Rose, le bilan s’avère particulièrement positif pour l’ensemble des acteurs impliqués. La coordination supervisée par le Bâtonnier Raymond Obame Sima et l’appui sincère du Ministère de la Justice démontrent la force de l’action collective face aux défis de santé. En associant dépistage médical, éducation sanitaire et levée des préjugés, la Maison de l’Avocat a affirmé son rôle protecteur envers ses membres. Cet engagement conjoint jette les bases d’une prévention durable et solidaire, appelée à se poursuivre avec la même vigueur.
