Libre propos/LA VÉRITÉ DES FAITS : POURQUOI IL FAUT SAVOIR RAISON GARDER FACE AUX POLÉMIQUES AUTOUR DE LA FEGAFOOT?

Par Claude Marcel Mouloungui

 

On assiste ces derniers temps à une levée de boucliers orchestrée contre la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT), où certains, sous couvert de défense de l’intérêt général ou de transparence, s’adonnent à un populisme sportif dangereux. 

 

La récente tribune de notre aîné Bertrand Ebiag-Angoué, bien qu’habillée de beaux mots, pèche par amnésie et par omission volontaire des réalités administratives et financières de notre sport roi.

 

Il est temps de poser les vrais jalons du débat, avec honnêteté intellectuelle et rigueur.

 

1. Fonds FIFA et CAF :

 

La transparence par les chiffres, pas par les procès d’intention

L’argument massue brandi à longueur de temps concerne les millions de dollars du programme FIFA Forward (11,4 millions entre 2016 et 2022).

 

On voudrait faire croire aux Gabonais que cet argent s’est évaporé dans la nature.

 

C’est ignorer superbement le fonctionnement de ces instances internationales.

 

La FIFA et la CAF ne distribuent pas de l’argent de poche à dépenser à vue.

 

Chaque centime décaissé fait l’objet de projets validés au compte-gouttes, soumis à des audits rigoureux et impitoyables menés par des cabinets internationaux.

 

Si la FEGAFOOT gérait ces fonds avec l’opacité qu’on lui prête, elle serait sous le coup de sanctions et de suspensions de la FIFA depuis bien longtemps.

 

Regarder ailleurs et brandir des comparaisons hâtives avec d’autres pays ne grandit pas le débat.

 

2. Des infrastructures palpables et un rayonnement international

 

Accuser l’équipe dirigeante de n’avoir rien fait, c’est insulter la vue.

Nous voyons bien les sièges flambant neufs construits dans les provinces : à Mouila, à Tchibanga, à Koula-Moutou et à Lambaréné.

 

Ce sont des patrimoines durables pour nos ligues provinciales, qui n’avaient auparavant aucun toit pour travailler dignement.

 

Sur le plan de l’élite et de la formation, comment oublier la fierté nationale d’avoir vu un trio d’arbitres gabonais officier au sommet du football mondial lors de la Coupe du monde ?

Cela ne tombe pas du ciel.

 

C’est le fruit d’une diplomatie sportive active, d’un travail de fond, de relations internationales entretenues avec brio et d’une rigueur administrative que seule la FEGAFOOT actuelle a su imposer.

 

3. Respect des institutions et responsabilité des acteurs

 

Le débat démocratique et le contrôle parlementaire sont légitimes, oui.

 

Mais l’exercice d’un mandat électif n’autorise pas la caricature permanente ni la déformation des faits.

 

Lorsque les réalisations de la fédération sont niées pour des calculs politiciens, il est normal que la communication de l’institution monte au créneau pour rétablir la vérité. Le football gabonais ne se construira pas sur des invectives, mais sur le respect mutuel des rôles.

 

En somme,

Le problème du football gabonais est structurel, systémique et multifactoriel ; il ne se résume pas à jeter l’anathème sur une équipe dirigeante qui, au contraire, a sauvé à plusieurs reprises le Gabon de sanctions internationales majeures grâce à son carnet d’adresses et à son expérience.

 

À l’heure où se profilent les échéances électorales, prenons garde à ne pas céder aux sirènes du chaos. Le football gabonais a besoin de continuité, de professionnalisme et de stabilité.

 

Ne détruisons pas les fondations sous prétexte de vouloir refaire la maison à coups de polémiques stérile.





Assistant Edu Gabon

Franck Charly Mandoukou

Directeur de la publication, Journaliste libre et indépendant. Gabon infos,Toute l'information du Gabon. Les dernières actus, la politique, l'économie, la société, la culture, la justice, les faits divers...

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