L’annonce du décès de « Ya Yong » survenu tôt ce matin à l’Hopital Militaire de Libreville des suites d’une maladie, plonge les nombreux nynois dans la tristesse et la consternation. Tant ce jeune homme, la trentaine révolue, était passé pour être le grand conservateur ou défenseur d’un pan de la culture nynoise en voie de d’extinction: le * »Malamu » de Doubinda* qui est une danse d’exhibition exécutée lors des grandes manifestions et autres réjouissances populaires.
Le disparu, de son vrai nom *Maganga Cédric* dit * »Ya Yong »*, a eu le mérite, durant ces dernières années, tout une décennie, de raviver la flamme de cet héritage culturel légué par les ans aux générations futures chez le peuple punu de la Nyanga. Et ce n’est pas rien, au regard de toutes les sollicitudes dont il était l’objet pour entretenir l’ambiance à certaines manifestations de réjouissance ou de tristesse. Preuve qu’il était d’un certain mérite pour les nombreux compatriotes traditionalistes du sud-ouest du pays qui le considéraient déjà comme une icône et un régénérateur des rythmes « malamu » qu’il tendait à moderniser.
Natif de Doubinda, une bourgade située sur la grande bretelle du Mayombe, à une dizaine des kilomètres de Tchibanga la capitale de la province de la Nyanga, Cédric Maganga dit Ya Yong avait tiré cet héritage culturel de son feu père Maganga Ma-Nziengu Gaston du clan Badoumbi.
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