Gabon: JEAN EYEGUE NDONG, HORS DE LA CNR: LE TEMPS DES DIFFICULTÉS A-T-IL COMMENCÉ ?

Même si d’aucuns ont souvent pensé que faire de la politique ne se résumait qu’aux seuls intérêts personnels, Aristote disait « l’art de servir la cité », au sens de bien servir la cité. Serait- ce cet argument qui animerait le dernier Premier- ministre d’Omar Bongo Ondimba, Jean Eyegue Ndong ?

 

Depuis que ce dernier a quitté la Coalition pour la nouvelle République (CNR) dirigée par Jean Ping, les langues se délient pour commenter non seulement sa décision, mais aussi se poser la question de savoir que revêtent concrètement les propos tenus par ce natif du 2ème arrondissement de Libreville qui avait urbi et orbi « oser » en 2009, défier l’establischment en prononçant un discours tout aussi mémorable que moralisateur en présence de Nicolas Sarkozy, alors Chef de l’Etat français, qu’entourraient plusieurs homologues d’Omar Bongo, chefs d’Etats Africains,

condamnant jusqu’en allant chercher dans la Bible l’attitude de la France qu’il imputait visiblement à la classe politique gabonaise qui nous amenait à nous souvenir du dernier discours d’Omar Bongo Ondimba dans lequel il relevait que  » Dieu ne nous avait pas permis de faire du Gabon ce que nous sommes en train de faire », et qu’il les voyait, se préparant à sévir à tout instant.

Jean Eyégué Ndong est-il subitement devenu amnésique au point, pour des questions d’ego et d’appétit, de quitter la barque du grand nombre, comme il a eu coutume de le dire, pour rejoindre armes et bagages le camp d’en-face, « celui du petit là » ( PDG), qu’il condamnait hier encore que de ne travailler qu’à la destruction du Gabon ? Il ne saurait être ici de stratégie politique, comme un cheval de Troie, sauf celle consistant à négocier postes et prébendes, comme présenté par les réseaux sociaux, très alertes du reste, et qui publient une image de l’homme souriant avec juste derrière un congélateur ouvert et vide, histoire d’évoquer son immense joie de se rapprocher de la marmite bouillante pleine de victuailles que n’ont la chance de partager que ceux qui s’y tiennent très près en jouant bien-entendu de subtilité et du coude.

 

D’aucuns n’hésitent pas à avancer que Nza Nfé a fait là contre mauvaise fortune, bon coeur et qu’il aurait même vendu son âme au diable, allusion à son discours d’avant son « retour au service de la République » , discours au cours duquel il se défendait d’un manichéïsme sans égal, présentant son « soi- disant » camp de circonstance comme celui par lequel arriverait le bonheur des Gabonais et celui opposé, entendez celui au pouvoir et affidés comme celui de tous les maux. Comme la « roue de l’histoire peut tourner » !

Comment, se demande-t- on, un tel revirement à 390° degrés, surtout chez une personnalité qui s’était fait remarquée par des prises de position tranchées et par un soit- disant charisme et qui, sans avertir, et alors qu’elle affirmait devant Dieu et les hommes qu’elle n’était allée rencontrer récemment le président de la République Ali Bongo Ondimba (le Petit là), que pour évoquer sa situation personnelle d’ancien Chef du gouvernement, privé des avantages liés à son statut ?

 

Est-ce l’homme qui avait en 2009 honnis le système auquel il a appartenu et la France qui s’en sert comme bras séculier à qui nous avons à faire aujourd’hui ? Quelle idée a-t-il de la République, de l’Etat, de la Nation et des Gabonais qui changerait d’avec les antérieures ? On le croyait épousant foncièrement les thèses populaires dans les bas-quartiers, mais on y croit de plus en plus, illusoire à l’attitude développée à Nkembo, Sotega, Atsibe- N’tsos, la Campagne, bref tous les quartiers du 2ème arrondissement de Libreville, qu’il a trahi. L’idéal qui voudrait que le combat soit mené continuellement et sans relâche dans le sens de la préservation des intérêts du grand nombre et non des seules minorités aux ventres bedonnants.

Ce qu’Eyégué a, semble-t-il, oublié, comme le lui rappelait son ancien patron Omar Bongo Ondimba, c’est que si l’oiseau oublie le piège, le piège n’oublie pas l’oiseau. La sagesse populaire africaine ne renchérit- elle pas lorsqu’elle nous conseille de ne pas cracher dans la sauce qui nous nourrit ? Wait and sée! La roue de l’histoire est irréversiblement implacable. Et chacun doit assumer ses actes.

 

 



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