DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, VOUS AVEZ DIT ?

Depuis les lendemains du 2 avril dernier, date à laquelle a été officiellement lancé le Dialogue national inclusif, il est certes logique de reconnaître que les participants sont à la hauteur des enjeux, mais il est tout aussi plausible de se demander s’il n’est pas des patriotes outillés qui manquent au puzzle pour réellement redéfinir le Gabon.

Désormais ad patres, Richard Moulomba Mombo aurait, n’eût été son état de santé préoccupant, d’une grande utilité pour la clarté des débats, lui, s’étant depuis l’UPG, illustré par son sens de la probité, de l’altruisme et du travail pour la mère Patrie, pour qu’on en soit, y compris par hypocrisie ou faiblesse d’esprit à ne pas lui reconnaître ses lettres de noblesse. C’est dire que « Rich » comme on l’appelait affectueusement n’était pas n’importe qui, sauf par méchanceté l’admettre !

Paix à l’âme de ce combattant des libertés citoyennes. Richard parti, le deuil qui touche le peuple gabonais s’étend à la mélancolie qui l’habite au sujet de la représentativité de valeureux fils de la nation à ce Dialogue national et pourtant présenté comme inclusif. Si des personnalités politiques de la trempe de Luc Bengone Nsi qui ont un vécu, une expérience et de quoi sur cette base, avoir de quoi animer les débats du futur, pourquoi n’ont-ils pas été conviés aux assises d’Angondjé, eux, ayant participé à tous les dialogues organisés depuis la Conférence nationale de 1990 ? Qu’y a-t-il à cacher, alors qu’il semble qu’on soit à l’heure de vérité ?

C’est ici qu’il nous devrait être permis d’évoquer d’autres cas d’exclusion au nombre desquels ceux du Dr Akure Davain, Albertine Maganga Moussavou, Christiane Bitouga…, pour ne citer que ces noms qui auraient, non pas servi de caution, mais contribuer positivement, au vu de leur culture politique, à la redéfinition, puisque c’est de cela qu’il s’agit apparemment, du nouveau Gabon.

Voici qui interpelle et demande à s’interroger sur les motivations du CTRI qui, après avoir évincé du pouvoir Ali Bongo Ondimba, s’est présenté aux Gabonais comme la panacée. L’histoire ne semble pas encore avoir été dite !

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