Martin BOUDZANGA, Vice-président du Rassemblement pour le Gabon (RPG), s’est exprimé sur le décès de Richard Moulomba Mombo, figure emblématique de l’opposition gabonaise, et sur les conclusions du Dialogue National inclusif. Il a évoqué ses craintes quant à un éventuel recul démocratique dans le pays et a appelé à la consolidation des partis politiques pour éviter leur disparition.
Le Rassemblement pour le Gabon (RPG) est en deuil. Martin BOUDZANGA, Vice-président du parti, a rendu un vibrant hommage à Richard Moulomba Mombo, décédé récemment. Il a salué la mémoire d’un « frère », d’un « ami » et d’un « partenaire infatigable » qui aura marqué l’histoire politique du Gabon.
« C’est un désastre, c’est une désolation », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Richard part à un moment où le pays est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire. Et nous aurions voulu, parce que cette transition qui se met en place, c’était notre bébé, nous avons pensé la transition ensemble avec Richard. »
Martin BOUDZANGA a également tenu à s’adresser aux membres du parti de l’Arena, dont Richard Moulomba Mombo était le fondateur, les exhortant à ne pas chasser la mémoire de ce grand homme politique et à consolider le parti. « L’Arena, c’était un grand parti. (…) Il serait regrettable que ce parti éclate après le départ de Richard Mulomba. Nous le disons pour l’Arena. Nous le disons également pour tous les autres partis politiques », a-t-il souligné.
Le Vice-président du RPG s’est par ailleurs inquiété d’un possible recul démocratique au Gabon, en réaction aux propositions de suspension des partis politiques. « Lorsqu’on annonce aujourd’hui, heureusement que ce ne sont que des propositions, la suspension des partis politiques nous sommes un peu inquiets et dubitatif », a-t-il confié, avant de poursuivre : « Inquiets parce que nous ne pouvons pas avoir été au centre de l’émergence démocratique dans ce pays et vivre la suppression des partis politiques, alors que le pouvoir actuel a tous les leviers entre ses mains pour réguler cette situation. »
Martin BOUDZANGA a également évoqué les difficultés rencontrées par certains partis politiques pour mobiliser leurs militants et a proposé des solutions alternatives à la suspension, telles que la disparition des partis n’apportant aucun conseiller local lors des élections. « Mais lorsqu’on veut suspendre tous les partis politiques, ça sème la confusion », a-t-il déploré.
En conclusion, le Vice-président du RPG a appelé à la consolidation des partis politiques et à la préservation de la démocratie au Gabon. « Il suffit d’aller aux élections, aux prochaines élections. Celui qui n’apporte pas un seul conseiller local peut disparaître simplement », a-t-il suggéré, avant de lancer un appel à l’unité et à la vigilance : « L’essor vers la félicité, c’est l’unité du peuple, c’est l’union du peuple gabonais avec une véritable vision des hommes politiques qui veulent projeter un avenir meilleur pour le Gabon. »
