Victor MISSANDA, président de l’UDERE, livre son analyse critique sur le dialogue national inclusif et appelle à la sagesse du président Oligui Nguema

Le président de l’Union démocratique et républicaine (UDERE), Victor MISSANDA, a exprimé ses réserves quant au déroulement et à l’organisation du dialogue national inclusif qui s’est tenu récemment. Bien que l’UDERE ait été représentée par un membre du bureau exécutif, M. MISSANDA regrette que les résolutions aient été adoptées par un nombre restreint de personnes, soit 53, plutôt que par l’ensemble des 600 participants.

 

Selon les informations reçues de ses représentants, les travaux des sous-commissions ont été simplement lus lors des commissions et de la plénière générale, sans véritable discussion ni adoption formelle. « Il y a quelque chose que tu ne vois pas », a-t-il déclaré, déplorant ce manque de transparence et d’inclusivité dans la prise de décision.

 

Parmi les résolutions qui ont été adoptées, celle concernant les partis politiques a particulièrement marqué M. MISSANDA. Il s’interroge sur la faisabilité d’un pays fonctionnant sans partis politiques et se remet au président du Conseil de transition et de restauration des institutions (CTRI), dépositaire des travaux du dialogue national inclusif, pour les actions à venir.

 

Par ailleurs, M. MISSANDA a évoqué la question de l’inéligibilité prononcée à l’encontre du Parti démocratique gabonais (PDG) et ses alliés, dont il faisait partie. Il reconnaît sa part de responsabilité dans les événements passés et soulève des interrogations sur la portée et l’étendue de cette mesure.

 

Le président de l’UDERE a également rendu hommage à Richard Moulomba, une figure politique gabonaise récemment décédée, avec qui il a travaillé à plusieurs reprises. Il a exprimé sa tristesse face à cette perte pour la République et pour le monde politique.

 

Enfin, M. MISSANDA a abordé la vision du président Oligui Nguema et a appelé à une compréhension mutuelle entre les acteurs politiques, la société civile et le chef de l’État. Il a regretté que le président Oligui Nguema ne se soit adressé qu’à la population et aux confessions religieuses lors de ses discours, sans faire allusion aux partis politiques.

 

Toutefois, M. MISSANDA a exhorté les militants de l’UDERE à ne pas paniquer et à faire confiance au président Oligui Nguema, qu’il décrit comme « quelqu’un de très sage ». Il a également rappelé que les partis politiques sont essentiels à la vie démocratique d’un pays et que leur présence sur l’échiquier politique national doit être maintenue.

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