La Coalition pour la Nouvelle République (CNR) a exprimé ses inquiétudes quant aux mesures prises lors du Dialogue national inclusif, organisé sous la supervision du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) ainsi que du gouvernement. Les raisons de ce désenchantement sont la suspension des formations politiques, les critères d’adhésion aux hautes sphères gouvernementales et l’absence de mise en place de la commission vérité-réconciliation lors de la délivrance des délibérations le 30 avril dernier.
Toutefois, malgré la médiatisation, les résolutions du dialogue n’ont pas satisfait le peuple gabonais, car il est déçu. Les dispositions de la Constitution relatives à la création et au fonctionnement des partis politiques, ainsi qu’à l’absence de base légale pour leur suspension générale, sont rappelées par la CNR. Elle met également l’accent sur la surabondance des partis, rappelant que des grandes démocraties comme les États-Unis ou la France ne limitent pas leur nombre par la loi.
La CNR dénonce cette suspension qui « cache mal la volonté du CTRI de suspendre les formations politiques au profit des associations et ONG créées pour des objectifs inavoués, alors que les associations et ONG sont apolitiques et partis, ne concourent pas à l’expression du suffrage universel », mettant en péril le processus démocratique. La CNR a dénoncé la logique d’un lien automatique entre la loyauté et le patriotisme à la naissance de parents gabonais.
Elle soutient le recul du Gouvernement de la République Démocratique du Congo sur un même sujet, mais met en garde les politiques d’exclusion qui divisent le pays. La CNR a déclaré que la Commission Vérité-Justice-Réparation-Pardon-Réconciliation était cruciale pour la réconciliation nationale. Elle a également condamné les mesures liberticides et anticonstitutionnelles avancées dans le cadre du dialogue, appelant à un sursaut patriotique en faveur des idées démocratiques et des libertés fondamentales.
La CNR a rappelé que le Dialogue national inclusif avait pour but de restaurer les institutions et non de détruire la démocratie au Gabon. L’appel à l’unité et à la fraternité est lancé dans l’espoir de surmonter les défis actuels et de construire un avenir démocratique pour le Gabon.
Les représentants de la CNR ont exprimé leur soutien à la transition politique, insistant sur l’importance de cette transition pour éviter les pièges électoraux de 2023.
