L’infatigable défenseur des agents publics gabonais, Pierre Mintsa de la confédération Machette Syndicale des Travailleurs Gabonais Vaillants, est toujours d’attaque. Il tient tellement au bonheur et au bien-être des travailleurs gabonais, qu’il ne rate pas l’occasion de dire le fond de sa pensée. Surtout quand celle-ci prend en ligne de compte ses aspirations.

Récemment, au détour d’une escapade au camp de police, dans le 3e arrondissement de Libreville, Pierre Mintsa, a fait parler son cœur. « Je suis arrivé ce matin ici, à ce lieu du camp de police, pour constater la beauté des travaux, l’ouvrage qui vient d’être livré aux populations. Et à mon avis, je pense que ça rentre dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations. Parce que ce tronçon va automatiquement désengorger la circulation du bord de mer afin que les gens ne soient en plus en retard et permettre aussi aux habitants du quartier d’aller directement au travail sans plus rencontrer des difficultés, vous-même constatez », a souligné Pierre Mintsa.

Revenant dans son domaine de syndicaliste, Pierre Mintsa a donné son avis sur l’amélioration du cadre de vie et de travail du travailleur gabonais, en ces termes : « Vous savez, pour qu’un travailleur soit compétent, pour qu’il soit rentable, il faut réunir un certain nombre de conditions parmi lesquelles le transport. Ça veut dire que le travailleur doit être transporté. Parmi lesquels le traitement salarial, la prise en charge médicale. Et sur le traitement salarial, je suis en droit de dire que j’ai regardé, au passage, un responsable administratif, je crois que c’est DGB-FIP, je crois bien, qui a fait la fête du 1er mai en différé. Et ce qu’il a dit, ça m’a intéressé. J’ai été touché par les paroles du DGB-FIP sur l’amélioration du cadre de travail et des vies des fonctionnaires de l’administration dont il a la charge ».
Et Pierre Mintsa d’insister sur ce qu’a déclaré le DGBFIP : « Il a dit l’assurance maladie obligatoire. C’est une bonne chose parce qu’aujourd’hui, Il est vrai que tous les agents publics ne bénéficient pas encore de cette assurance maladie obligatoire qui est offerte par la Cnamgs. Et la Cnamgs est opérationnelle aujourd’hui et elle peut bien assurer ce rôle. Le deuxième point, c’était en perspective. Nous savons que depuis 2017, nous avons plusieurs types d’administrations. Il y a les régis financières, Il y a les administrations SEM, comme celle de chez moi, affaires sociales et santé, éducation nationale et autres. Et puis il y a les administrations qui constituent les niches, telles que les eaux et forêts, les mines. Et depuis 2017, les collecteurs de ces fonds ne sont plus jamais rentrés en possession réelle de leurs primes. Il fallait à tout moment couper pour être en harmonie avec les recommandations du FMI, Est-ce que c’était vrai ? On n’en connaît rien. Est-ce que c’était faux ? On n’en sait rien ».

Mieux, a renchéri Pierre Mintsa : « Donc aujourd’hui, quand j’ai écouté le DG BFI dire qu’il y a une possibilité en perspective de revoir ces primes-là. Ça veut dire, c’est pour rassurer le travailleur des régies financières. Rassurer le travailleur des régies financières parce que c’est le travailleur des régies financières qui collecte les fonds pour que moi, Pierre Mintsa, je sois payé à la fin du mois. Moi qui suis à la santé et aux affaires sociales. Vous voyez, s’il est maltraité, ça veut dire qu’il ne pourra plus faire rentrer totalement de l’argent dans les caisses de l’État afin que l’État puisse en servir pour réaliser les ouvrages tels que l’ouvrage que nous visitons ce matin. Donc, est-ce que c’est un tort pour un directeur général, en harmonie avec ce syndicat, de reconnaître que c’est des promesses qui doivent être tenues. Il faut revoir les primes de rendement, les primes qui sont attribuées dans les régies financières, de sorte qu’ils se sentent à l’aise ». Pour que cela soit effectif, Pierre Mintsa ajoute : « C’est une révision donc du texte qui encadre ces primes, une révision, pour que le travailleur des régies financières se sente totalement à l’aise. Mais si le travailleur des régies financières est à l’aise, Ça veut dire qu’il va faire rentrer beaucoup d’argent dans les caisses de l’État. Et dès lors qu’il y a beaucoup d’argent dans les caisses de l’État, c’est le bonheur de tous les Gabonais ».
Sur la question de l’assurance sociale, le leader de Machette syndicale a indiqué : « La Cnamgs nous prend aujourd’hui 80%. Donc quand moi, Pierre, je suis malade, en tant que contributeur, je dois débourser 20% quand je suis malade pour avoir une prise en charge médicale à 100%. Mais je ne sais pas si dans certaines familles, la maladie prévient son arrivée auprès des membres. Je ne pense pas. Alors, si je tombe malade la nuit, Je suis déjà sûr que la Cnamgs va me prendre 80% de charge, mais quand j’arrive à l’hôpital, on me demande de payer le ticket modérateur qui est à 20%. Mais si j’ai pas les 20% à l’instant même, ça cause problème ».
Mieux encore, Pierre Mintsa est heureux de l’arrivée des militaires au pouvoir grâce aux actes sociaux déjà posés : « Vous savez, nous sommes heureux parce que, président de la Confédération syndicale, les retraités ont plus ou moins trouvé satisfaction avec l’arrivée au pouvoir des militaires. En arrimant la pension, en revalorisant la pension de ceux qui sont allés à la retraite avant 2015, et cette revalorisation concerne Les pensions principales, donc les titulaires des pensions, les pensions de réversion, et les veufs et les veuves, et les pensions temporaires des orphelins. Tout le monde a plus ou moins eu gain de cause avec l’arrivée au pouvoir des militaires ».
A côté de ce satisfecit « S’y ajoute le paiement de 50% des rappels des pensions remises et revalorisées à chacun. Dont le plus petit montant des rappels, les 50% des rappels, pour ceux qui ont bénéficié de la revalorisation, est à 500 000. Ça veut dire que quelque part, l’État actuel va penser à liquider totalement cette dette, parce que si on vous a donné 500 000, ça veut dire qu’on vous doit encore 500 000. À cette question-là, comment se porte le mouvement syndical ? Sur les retraités, tout ira mieux, parce qu’il y a des choses en perspective. Ce qui est attendu par les retraités aujourd’hui, c’est le paiement de leur rappel solde, c’est le paiement des dommages et intérêts ; c’est le paiement des services rendus, et puis c’est la liquidation des 50% restants des rappels des pensions arrimées et revalorisées. Sur l’agent public que je suis, l’équipe ancienne avait déjà fait un travail qui avait été examiné par l’ancien ministre Ngazouzé ».

Et Pierre Mintsa de poursuivre : « Quand je parle d’équipe ancienne, parce que j’ai les chiffres avec moi, l’équipe ancienne avait déjà évalué la dette liée au fait que les agents publics ont été arbitrairement bloqués depuis 2015. Ça donne quoi ? Ça donne la régularisation des situations administratives. Ça fait aussi partie de la thématique qui a été abordée par le DGB-FIB. La régularisation de toutes les situations administratives. Mais c’est qu’un agent attend, donc il faut régulariser sa situation. Donc, ça veut dire que non seulement on nous doit les rappels sols, mais on nous doit aussi les rappels qui sont nés du fait du blocage de nos carrières, avancements, automatiques et titularisation. Ça fait 60 milliards exactement, sauf si quelqu’un venait me démontrer le contraire, mais moi j’ai la documentation nécessaire ».
Sans oublier que « s’y ajoutent les rappels sols aujourd’hui, c’est 105 milliards calculés, 106 milliards calculés au niveau de la solde, donc c’est autant de dettes et nous pensons que si on demande à l’État d’exécuter toutes ces dettes aujourd’hui, les terroristes seraient asphyxiés. Donc nous allons mettre en place un chronogramme de liquidation de cette dette, de sorte que le paiement de la dette de l’agent public ne soit pas un obstacle à la réalisation des ouvrages nationaux que nous voulons voir dans notre pays, à l’exemple de ce qui vient de se passer là », persiste Pierre Mintsa.
Malgré tout ce qui précède, Pierre Mintsa pense que son combat n’est pas satisfait. « Je suis travailleur, plus on m’en donne, plus j’en demande. Satisfait à 100% non, mais je suis satisfait », a conclu le président de Machette syndicale.
Kevin-aymard Lelengui
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