Le philosophe grec Cicéron ne croyait pas si bien dire lorsqu’il lançait : « L’histoire est le témoin des temps, la lumière de la vérité, la vie de la mémoire, l’institutrice de la vie, la messagère de l’antiquité ».
Allusion au Gabon, le pays semble n’avoir pas suffisamment intégré le principe consistant à sauver sa mémoire. Sinon, comment aurait-on pu laisser pratiquement à l’abandon les locaux abritant les archives nationales aujourd’hui dans un état de délabrement avancé ? Comme en témoignent les fissures menaçant l’édifice de s’écrouler, les carreaux décapés, la vétusté du matériel de conservation, avec les conséquences que tout cela peut engendrer sur l’état des agents y travaillant.
Un déménagement imminent est alors souhaité pour donc éviter le pire dans ce qui sert encore d’Archives nationales à l’abandon depuis plusieurs décennies. Sait-on que leur destruction serait synonyme de destruction et de détérioration des Archives nationales représentant une bonne partie de l’histoire du Gabon ? Dégoût et peur gagnent de jour en jour davantage, aussi bien les personnels que les usagers.
Constat triste et alarmant lorsqu’on est convaincu que ce haut-lieu de la culture détient une bonne partie de notre histoire, ce pourquoi de plus en plus de voix conscientes s’élèvent pour réclamer des autorités de la Transition qu’elles prennent à bras le corps le sujet et tentent de trouver solution à ce problème, le plus tôt serait le mieux. Car, c’est aussi et surtout ça, restaurer la dignité du peuple gabonais.
Entre autres pistes proposées pour redorer ce blason : la construction et modernisation des infrastructures.
