Un vent de contestation souffle sur la communauté des Nynois à Libreville. En effet, une réunion de protestation a été tenue vendredi dernier dans la salle polyvalente d’ABC Mall pour dénoncer la composition du comité d’organisation de l’arrivée du chef de l’État dans leur région, dénommée COMEX.

Selon les participants à cette réunion, la composition de ce comité d’organisation repose sur des bases peu démocratiques. Ils ont dénoncé l’exclusion des résidants permanents des localités de cette province, de même que l’absence d’une concertation préalables dans le choix des projets communautaires à réaliser dans les différentes localités de cette province.
« Il n’y a aucune délégation qui est allée recueillir les informations, pour inventorier les besoins urgents des populations locales. La diaspora de Libreville pensant être éclectique ne tient pas compte de la base… Nous refusons le leadership vertical. Il faut un leadership horizontal, incluant l’implication de tout le monde », a déclaré un participant.

Pour d’autres, le COMEX, par ses méthodes semble démontrer que les comportements et pratiques commis au temps du régime déchu sont encore autorisé durant la gouvernance du CTRI. Cette question suscite une vive préoccupation au sein de la communauté.
C’est en ce sens que Côme Félicien BADJYENDA, un des cadres de la province ayant animé la réunion affirme : « Nous sommes réunis là pour un levée de boucliers suite à une organisation qui se dessine dans les coulisses préparant l’arrivée du chef d’état dans la Nyanga. En fait, il ressort que toutes les couches de la société n’est pas représentée dans ce qui se présenterait comme étant le comité d’organisation de cette rencontre. »
Dans son propos, Martial IDOUNDOU, originaire de la Nyanga, invite lui aussi à la réorganisation du comité exécutif (COMEX) en tenant compte de la représentativité comme critère. « Nous estimons que parce qu’il s’agit de recevoir le chef de l’État, il est bon que tous les coeurs soient apaisés. Donc nous proposons qu’on laisse d’abord les départements s’organiser. Les départements doivent d’abord désigner leurs représentants au comité exécutif », a-t-il déclaré.

La visite du chef de l’État dans la province de la Nyanga est un événement majeur pour la région et ses habitants. Il est donc essentiel que l’organisation de cet événement soit transparente, inclusive et démocratique, afin de garantir la participation et la représentation de tous les Nynois.
Au sortir de cette réunion de protestation des cadres Nynois, il est crucial que les autorités compétentes prennent en compte leurs préoccupations et agissent en conséquence. L’inclusion et la représentation de tous les citoyens sont des piliers essentiels de la démocratie et de la bonne gouvernance.


Comme le dit un proverbe gabonais, « L’arbre ne peut pas faire de l’ombre à tout le monde, mais chacun peut planter son propre arbre ». Il est temps que les Nynois prennent leur destin en main et réclament leur droit à la représentation et à la participation dans l’organisation de l’arrivée du chef de l’État dans leur région.
Nous restons donc dans l’attente de leur réaction et continuerons à suivre de près l’évolution de cette situation.
