Les élections professionnelles à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), lancées il y a quelques semaines pour donner une légitimité et une légalité aux délégués du personnel, sont actuellement en difficulté. Richard Ndi Bekoung, délégué du personnel sortant et président du SYPROSS, a dénoncé plusieurs problèmes lors d’une conférence de presse cet après-midi.
Richard Ndi Bekoung a souligné que la direction générale de la CNSS a pris la décision d’organiser les élections il y a deux mois, mais que plusieurs irrégularités et reports minent actuellement le processus. Il a mentionné que la CNSS compte cinq syndicats reconnus, mais que seul le SYPROSS dispose d’une reconnaissance légale. « Le seul syndicat qui est reconnu par l’institution habilité à donner une reconnaissance légale à un syndicat, c’est le SYPROSS qui vous parle, » a-t-il déclaré.
Il a dénoncé la formation d’une coalition de trois syndicats (SINA-CNSS, SYP-CNSS et SINAP-CNSS) qui ont présenté une liste commune, ce qui est contraire aux règles électorales. « Comment comprendre que des gens qui créent les syndicats sont eux-mêmes adhérents dans d’autres syndicats? » a-t-il questionné. Le SYPROSS a déposé un recours en annulation le 4 octobre, mais n’a toujours pas reçu de réponse de la part de la commission de recours. « Depuis le 4 octobre que nous avons déposé le recours avec empiliation à l’inspection du travail, l’employeur sinon la commission de recours ne nous a jamais répondu jusqu’à cette heure-ci, » a-t-il affirmé.
Richard Ndi Bekoung a également critiqué le laxisme de l’employeur et l’absence de transparence dans le processus électoral. Il a souligné que l’employeur a modifié le chronogramme de manière unilatérale et a décidé de reporter les élections à plusieurs reprises sans tenir compte des preuves fournies par le SYPROSS. « Contre toute attente, l’employeur avait décidé de renvoyer, de reporter les élections pour le 18 octobre en modifiant le chronogramme de façon unilatérale sinon avec les autres syndicats qui se retrouvaient donc frappés par les griefs que nous avons formulés, » a-t-il déploré.
Il a exprimé son indignation face à la discrimination dont le SYPROSS fait l’objet depuis plusieurs années et a annoncé la réactivation d’une plainte pour discrimination contre la CNSS. « Nous avons décidé en janvier, après la nomination de la nouvelle direction générale, de suspendre cette plainte pour permettre à ceux que des nouveaux rapports pour permettre un climat apaisé, pour donner la chance à l’employeur de mettre en place un dialogue social sincère et honnête, » a-t-il expliqué.
Richard Ndi Bekoung a conclu en demandant l’annulation des listes et des syndicats qui n’ont pas respecté les règles du jeu et en appelant à une intervention des autorités pour suspendre les élections et les organiser dans des conditions transparentes afin de maintenir la paix sociale au sein de l’institution. « Nous demandons donc au PCA, au Président du Conseil d’Amnistation, de prendre ces responsabilités en procédant à l’annulation pure et simple des listes et des syndicats qui n’ont pas respecté les règles du jeu, » a-t-il déclaré.
Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les syndicats et les employés de la CNSS, et soulève des questions sur la transparence et l’équité du processus électoral. Les autorités compétentes sont appelées à intervenir pour garantir des élections justes et équitables, et pour préserver la paix sociale au sein de l’institution.
