Dr Jean Victor Mouang Mbading: « Nous avons le devoir de voter NON ce samedi ! »

Plus de 846 000 électeurs gabonais sont appelés aux urnes pour approuver ou rejeter par référendum le projet de réforme constitutionnelle présenté par le gouvernement, Raymond Ndong Sima. Une Constitution taillée sur mesure pour permettre au président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, d’enfiler le costume civil d’un président doté des pouvoirs d’un roi, selon certains opposants dont Dr Jean Victor Mouang Mbading.

Grande figure de l’opposition gabonaise, Dr Jean Victor Mouang Mbading a appelé, vendredi 15 novembre, les gabonais à rejeter entièrement le projet de réforme constitutionnelle, « pour éviter d’avoir à la tête de notre pays un monarque ».

« Qu’est-ce qu’un monarque ? C’est celui qui concentre dans ses mains tous les pouvoirs essentiels », a-t-il indiqué.

Reconnu pour la constance de ses idées, le leader du Mouvement d’émancipation socialiste du peuple (MESP) est fortement opposé à l’adoption de ce texte qu’il perçoit comme une tentative d’instaurer un régime monarchique sous le couvert du présidentialisme.

« Si nous avons à la tête du Gabon un roi alors nous sommes une néocolonie. On doit se battre pour l’Indépendance de notre pays, le libérer comme cela se fait au Burkina Faso, au Niger et au Mali. En adoptant ce texte, on aura la domination française et la domination d’un monarque. Il faut se soulever contre une telle tentative! », clame le fervent défenseur de la démocratie.

Que propose la réforme ?

Les partisans du Oui ont fortement insisté sur le volet social du nouveau texte. Celui-ci propose également de ramener la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans et de limiter à deux le nombre de mandats successifs. Il interdit aussi aux membres d’une même famille de se succéder à la présidence, empêchant ainsi les pratiques de transmission du pouvoir par lien de parenté.

Les opposants à la réforme dénoncent l’augmentation des pouvoirs du président de la République, déjà importants dans la Constitution de 1995. La disposition la plus contestée est, bien sûr, l’instauration d’un régime présidentiel, avec suppression du poste de Premier ministre. Une forme d’«hyper-présidentialisation », à travers la mise en place d’un système qui octroie tous les pouvoirs au chef de l’Etat qui en jouira pleinement.

Dr Jean Victor Mouang Mbading a exprimé ses inquiétudes quant à l’adoption d’une telle Constitution, face aux dangers d’un pouvoir absolu. Le président du Mouvement d’émancipation socialiste du peuple déplore également que les choses n’aient pas été faites sérieusement, notamment en ce qui concerne la durée d’explications au peuple gabonais des enjeux de la constitution. « Il fallait au moins 4 mois pour expliquer aux gabonais qu’elle est l’enjeu de la Constitution. Il y a eu un référendum en 1995, les gens ont eu 4 mois pour expliquer. En province, les gens disent qu’ils vont voter Oui à cette Constitution parcequ’ils veulent avoir les routes. Mais ce n’est pas de ça qu’il s’agit. Une Constitution est un ensemble de textes fondamentaux qui établissent la forme d’un gouvernement, règle les rapports entre les gouvernants et les gouvernés et détermine les rôles et les utilisations des pouvoirs publics « , a expliqué le leader politique.

La question est désormais de savoir si le non peut-il gagner et quelles seraient les conséquences ? Les derniers sondages donnent le oui victorieux. Mais rien n’est déjà écrit noir sur blanc.



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