Le cri d’alarme des personnes à mobilité réduite : « Nous ne voulons plus vivre cette souffrance »

Depuis plusieurs années, un quotidien épuisant

Dans de nombreux logements sociaux à travers le pays, des personnes à mobilité réduite (PMR), des personnes âgées et d’autres en situation de handicap moteur ou visuel endurent une souffrance indescriptible. Obligés de gravir chaque jour des escaliers pour accéder à leurs chambres et douches situées à l’étage, ces citoyens s’épuisent physiquement et moralement. Cette situation met en péril leur santé déjà fragile, certains souffrant d’arthrose, de hernies discales ou de douleurs chroniques liées à leur handicap.

Pour eux, chaque matin débute par une épreuve titanesque : monter ou descendre des escaliers devenus infranchissables. Ce défi quotidien, amplifié par le vieillissement et des infrastructures inadaptées, les prive de leur dignité et de leur autonomie.

Des logements sociaux inadaptés et dégradés
Outre l’inaccessibilité flagrante, ces logements souffrent d’une dégradation accélérée qui compromet leur habitabilité. Les chambres et salles d’eau étant situées exclusivement à l’étage, les PMR n’ont d’autre choix que de se mettre en danger ou de renoncer à leur hygiène et leur confort. Le salon et la cuisine situés au rez-de-chaussée ne suffisent pas à pallier ce manque criant d’adaptation.

Les aménagements promis par les autorités précédentes, notamment sous le mandat des « 3M », n’ont jamais vu le jour malgré les nombreux appels à l’aide des habitants. Le collectif des PMR avait porté cette cause à la Cour constitutionnelle il y a plusieurs années, mais aucune avancée significative n’a été enregistrée.

Un appel urgent aux autorités de transition
Face à cette situation devenue insoutenable, les habitants en appellent au Général Brice Oligui Nguema et aux autorités de la transition pour une intervention immédiate. Ils demandent :

Un relogement adapté, prenant en compte leurs besoins spécifiques.

La rénovation ou la construction de logements accessibles, avec des équipements comme des ascenseurs ou des installations de plain-pied.

Une prise en compte globale de leur condition pour leur permettre de vivre dignement.

« Nous ne voulons plus vivre cette souffrance », martèle un membre du collectif.

Une question de justice sociale et de dignité humaine
Le traitement réservé aux personnes à mobilité réduite dans ces logements sociaux est révélateur d’un manque de considération pour une partie vulnérable de la population. Dans une période de transition où la justice sociale est érigée en priorité, ce cri d’alarme ne devrait pas rester sans réponse.

Les autorités ont aujourd’hui l’occasion d’agir et de démontrer leur engagement envers ceux qui, trop longtemps, ont été relégués dans l’ombre. Il est temps de garantir à tous des conditions de vie dignes et adaptées à leurs réalités.

 



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