Affaire Gaboneco : l’indifférence d’Edgar Yonkeu face à ses ex-employés et à la justice gabonaise

Six ans d’attente et de désillusion

Depuis la faillite de Gaboneco.com en février 2019, les anciens employés de cette entreprise de presse en ligne multiplient les démarches pour obtenir leurs indemnités de cessation d’activité. Mais six ans plus tard, leur combat semble voué à l’échec face à l’indifférence affichée par Edgar Yonkeu, ancien Administrateur directeur général (ADG) de Gaboneco et actuel patron de Direct-Prod.

Si l’homme d’affaires affirme ne pas avoir les moyens financiers pour régler ce contentieux, il ne cesse pourtant d’investir des sommes conséquentes dans l’organisation d’événements de grande envergure.

En témoigne la série de concerts prévus en décembre 2024 à Libreville, avec des artistes renommés tels que Fally Ipupa, Singuila et plusieurs talents gabonais. Une contradiction qui soulève des questions sur ses priorités et son respect des obligations légales envers ses anciens collaborateurs.

Un mépris des institutions judiciaires
Depuis 2019, l’affaire Gaboneco est entre les mains du tribunal du Travail après une tentative de médiation infructueuse de l’Inspection du travail. Cependant, Edgar Yonkeu ne s’est jamais présenté à une convocation judiciaire, préférant s’appuyer sur ses relations au sein des hautes sphères de l’État. Ce mépris affiché pour les institutions met en lumière l’impuissance de la justice face à des personnalités influentes.

Malgré l’introduction du dossier auprès des instances compétentes, notamment à la présidence de la République, aucune pression efficace n’a été exercée pour contraindre Yonkeu à honorer ses engagements. Pendant ce temps, les anciens employés, essoufflés par cette bataille, continuent de vivre dans l’incertitude.

Un semblant de résolution, mais pas de fin
L’arrivée au pouvoir du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) en août 2023 avait fait naître un espoir chez les plaignants. Edgar Yonkeu, visiblement inquiet, avait réglé en septembre 2023 près de 80 % des arriérés de salaires. Cependant, les 20 % restants demeurent impayés, tout comme les indemnités de cessation d’activité. Aujourd’hui, l’homme semble avoir retrouvé sa confiance, au mépris des promesses de justice sociale portées par le CTRI.

Un cas emblématique d’un système défaillant
Cette affaire illustre les failles profondes du système judiciaire gabonais, marqué par le favoritisme et l’influence des puissants. Alors que la Transition se veut une période de redressement social et économique, la persistance de telles pratiques discrédite les efforts affichés pour restaurer la dignité des citoyens.

Les anciens employés de Gaboneco, à l’instar de nombreux autres Gabonais dans des situations similaires, interpellent les autorités pour que justice soit enfin rendue. Leur combat n’est pas seulement une quête de réparations financières, mais aussi un appel à la réforme d’un système qui semble encore protéger les intérêts des plus forts au détriment des plus faibles.

 



Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞
redacteur

Redacteur en Chef