Au Gabon, la crise au sein du parti RÉAGIR se règle désormais sur le terrain judiciaire. L’audience en référé est prévue le 04 décembre prochain.
Depuis quelque mois, certains responsables de RÉAGIR, menés par le Secrétaire Exécutif Jean Valentin LEYAMA, sont vent debout contre leur président statutaire, François NDONG OBIANG, qu’ils trainent dans la boue en public à chaque fois que l’occasion se présente. Ils reprochent notamment à leur premier responsable statutaire entre autres, la nomination, selon eux unilatérale, de Persis Lionel ESSONO NDONG comme président intérimaire, en remplacement de Guy Roger AURAT RETENO. Mais aussi, en août 2024, d’avoir sans concertation préalable avec le bureau exécutif publiquement déclaré sur une chaîne de télévision locale que REAGIR soutenait le « OUI » au référendum constitutionnel. Enfin, la « bande à LEYAMA » reproche à Jean François NDONG OBIANG et Persis Lionel ESSONO ONDO d’avoir organisé des activités politiques qui ont efficacement contribué à la victoire du Oui dans l’Estuaire lors du référendum du 16 novembre dernier.
Une chose « normale » estime Persis Lionel ESSONO ONDO, l’actuel Président intérimaire du parti, qui ne compte pas mastiquer dans l’ombre. Mardi, 21 novembre 2024, le flegmatique homme d’affaires, qui est du genre coriace et qui ne se laisse évidemment pas faire, a saisi la justice pour faire cesser les troubles au sein de son parti.
Il faut dire que la bataille politique teintée de mépris n’a pas commencé aujourd’hui entre le camp François NDONG OBIANG et certains responsables haut placés de son parti. Mais, ces derniers temps, les deux camps semblent plus que jamais vouloir en découdre. Les guéguerres politiques se sont transportées dans les tribunaux.
Joint par nos soins hier, samedi, à Libreville, les cadres proches de François NDONG OBIANG ont fustigé la volonté de Jean Valentin LEYAMA, Joselyne AFOUARI OBOUONO, Eléonore OBAME, Thierry NGUIA et Jerry Junior PAMBO
de prendre en otage leur parti.
« Nous dénonçons la façon dont notre parti est géré depuis plus d’un an. Nous dénonçons la volonté d’un petit groupe de prendre en otage notre parti. Nous notons avec regret des dysfonctionnements répétés qui ont entravé le fonctionnement de notre parti, notamment : la violation des statuts et règlements du parti, la stratégie du népotisme érigée en système de gouvernance interne, la volonté d’exclusion d’une certaine catégorie de personnes au profit d’autres, des prises de décision téléguidées de l’extérieur, les traitements de faveur accordés à une certaine catégorie de personnes proches de Jean Valentin LEYAMA … Nous allons mener le combat pour mettre un terme au désordre au sein de notre parti. Et, ça commence par cette plainte contre ces dissidents », ont-ils dénoncé devant notre micro.
Depuis le 21 novembre 2024, Jean Valentin LEYAMA, Jerry PAMBO et Guy Roger AURAT RETENO, membres du bureau exécutif, sont assigné en justice suite à une plainte du président ESSONO ONDO pour cessation de troubles au sein de RÉAGIR. Une audience est prévue pour le 4 décembre. Cette action intervient au moment où les membres du Bureau Exécutif, notamment Joseline AFOUARI OBOUONO, Jean Valentin LEYAMA et Thierry NGUIA, ont décidé le 11 novembre dernier de l’exclusion de François Ndong Obiang et Persis Lionel ESSONO ONDO du parti.
Joint au téléphone ce dimanche par Gabon info.com, Persis Lionel ESSONO ONDO n’a pas voulu faire de commentaire au-delà. Selon lui, tout se jouera désormais sur le terrain judiciaire.
S’agissant de la décision d’exclusion de RÉAGIR dont François NDONG OBIANG et lui font l’objet, le leader intérimaire du parti ne semble pas inquiet. Persis Lionel ESSONO ONDO trouve « anormale » cette démarche de ses détracteurs. Cette réunion du bureau exécutif version LEYAMA et les rares personnes qui le suivent dans sa périlleuse aventure, « n’a aucune valeur juridique », de même leur décision d’exclusion du parti des deux principaux responsables que sont François NDONG OBIANG et Persis Lionel ESSONO ONDO affirme un juriste cadre de RÉAGIR. «Aucune des décisions prises par cette réunion n’emporte de conséquence légale », assure-t-il.
A leur lecture, le statut et le règlement semblent donc au premier abord, plutôt du côté de Jean François NDONG OBIANG et Persis Lionel ESSONO ONDO, qui légalement, sont toujours Président statutaire et Président intérimaire de RÉAGIR. Notre source relève « les décisions illégales de la réunion convoquée le 11 novembre dernier », qui a « été mise en œuvre en violation flagrante de nos statuts ». De même, l’absence de signature sur la décision d’exclusion en fait un tract sans aucune valeur juridique.
« La justice dira le droit la semaine prochaine », a-t-il lancé.
A suivre !
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