La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) fait face à une crise persistante : la raréfaction des pièces de monnaie. Ce phénomène, qui s’étend à ses six pays membres, est attribué à un trafic organisé, notamment par des ressortissants chinois, attirés par la valeur marchande du métal constituant ces pièces.
Une pénurie aux origines troublantes
Depuis plusieurs années, les pièces de monnaie semblent disparaître mystérieusement du circuit économique. Au Cameroun, au Gabon, au Tchad, en République centrafricaine, au Congo et en Guinée équatoriale, les transactions quotidiennes sont lourdement affectées par ce manque, notamment en période d’intense activité commerciale, comme en fin d’année.
Derrière cette pénurie se cache un trafic de grande ampleur : des réseaux d’exportation de pièces en alliage auraient été démantelés dans plusieurs pays, notamment au Cameroun. Les responsables ? Principalement des groupes organisés, alimentés par l’appât du gain. La raison est simple : la valeur du métal utilisé pour la fabrication des pièces est supérieure à leur valeur faciale. Ainsi, échanger un billet de 10 000 FCFA en pièces peut générer un gain de 15 à 20 % sur la revente du métal.
Un problème persistant malgré les solutions
Pour pallier cette situation, la Banque centrale des États de l’Afrique centrale (Beac) avait lancé une vaste commande de pièces de monnaie, qui avait été répartie entre les six pays. Mais cette solution n’a été que temporaire. Quelques mois plus tard, la pénurie refait surface, confirmant l’ampleur du problème.
À l’approche des fêtes de fin d’année 2024, les commerçants et consommateurs peinent à trouver des pièces de 25, 50 ou 100 FCFA, indispensables pour les petites transactions. Cette situation freine les échanges et génère une frustration croissante parmi les populations.
Un trafic aux multiples conséquences
Au-delà de l’impact sur les économies locales, ce trafic met en lumière une faille dans la gestion et la sécurisation des devises. L’attractivité du métal employé dans la fabrication des pièces de CFA souligne également une problématique de conception, qui pourrait nécessiter une révision pour éviter que ces pièces ne deviennent une « matière première » plus précieuse que leur usage monétaire.
Des mesures attendues d’urgence
Pour endiguer ce phénomène, plusieurs solutions sont envisagées : renforcer les contrôles douaniers, introduire des matériaux moins convoités pour la fabrication des pièces, ou encore sensibiliser les populations sur les impacts de ce trafic.
Mais ces mesures ne seront efficaces qu’avec une coordination accrue entre les États membres de la Cemac et une volonté politique forte pour mettre un terme à cette hémorragie économique. Pour l’heure, les consommateurs restent les premières victimes, obligés de jongler avec des billets souvent mal adaptés aux transactions de la vie quotidienne.
Dans un contexte où la confiance dans le franc CFA est régulièrement questionnée, cette crise des pièces de monnaie vient ajouter une couche d’incertitude sur l’avenir économique de la sous-région. Une situation qui appelle des réponses concrètes, à la hauteur des enjeux.
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