Libreville, 30 janvier 2025 – La Coalition pour la Nouvelle République (CNR) et la plateforme TELEMA ont vivement dénoncé la gestion de la transition actuelle, qu’elles jugent précipitée et orientée vers la conservation du pouvoir par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI).
Dans une déclaration solennelle, ces organisations ont exprimé leur inquiétude face à une série de décisions controversées prises par les autorités, notamment l’adoption d’une nouvelle constitution, jugée déséquilibrée, et d’un code électoral qui, selon elles, compromet l’équité du processus démocratique.
Un dialogue national biaisé et une constitution contestée
La CNR et TELEMA ont d’abord pointé du doigt le Dialogue national inclusif, qu’elles considèrent comme une mise en scène orchestrée par le CTRI. Selon elles, la désignation des participants a été faite sans transparence, écartant des acteurs politiques essentiels et privilégiant des proches du pouvoir.
Autre sujet de discorde : la nouvelle constitution du 16 novembre 2024, promulguée malgré une abstention massive de 71 % lors du référendum. Amendée à plus de 800 reprises, elle est perçue comme un texte affaiblissant l’équilibre des pouvoirs et instaurant un régime autocratique.
Un code électoral décrié et une présidentielle précipitée
Le nouveau code électoral, qualifié de “dangereux et incongru”, suscite également de vives critiques. La CNR et TELEMA dénoncent notamment l’intégration des militaires et magistrats dans la sphère politique, un choix qui, selon elles, fragilise l’État de droit et ouvre la voie à une politisation des forces de défense et de la justice.
L’annonce de la présidentielle anticipée au 12 avril 2025 a également provoqué une levée de boucliers. La coalition estime que cette décision, prise sans concertation, “trahit le chronogramme initial” et risque de perturber l’année académique en plus de restreindre la participation des électeurs, la période coïncidant avec la saison des pluies.
Un risque de confiscation du pouvoir
La CNR et TELEMA soupçonnent le général Brice Oligui Nguéma de vouloir se maintenir au pouvoir, en contradiction avec son engagement initial de septembre 2023 à organiser une transition démocratique transparente. Elles rappellent que la Charte de la Transition interdisait aux membres du gouvernement de se présenter à la présidentielle, une règle qui devrait s’appliquer à l’actuel chef de la transition.
Par ailleurs, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement auraient suspendu certains financements au Gabon en raison de la mauvaise gestion de la transition, forçant le gouvernement à entamer des discussions avec le Fonds Monétaire International (FMI). La crainte d’un futur plan d’austérité vient renforcer les inquiétudes d’une population déjà éprouvée par des années de crise économique et politique.
Un appel à la raison et à l’unité nationale
Face à cette situation, la CNR et TELEMA demandent :
- Le respect du calendrier initial fixant la présidentielle en août 2025 ;
- L’exclusion des militaires et magistrats du processus électoral ;
- L’engagement du président de la transition à ne pas se présenter.
Elles appellent les responsables religieux, les sages de la République et la communauté internationale à intervenir pour garantir un processus électoral transparent et une véritable alternance démocratique.
“Notre pays a besoin de paix, de stabilité et d’unité nationale”, ont conclu les signataires, exhortant les forces de défense à faire preuve de patriotisme et à respecter leur devoir de protéger la nation.
La question demeure : le président de la transition tiendra-t-il parole ou choisira-t-il de suivre les traces de ses prédécesseurs ?
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