Libreville : Le Dr Adèle Sabine Ilama Mombot épouse NGUIMBI appelle à la restauration de la paternité

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L’autrice au centre lors de la présentation de son livre.

Libreville, 31 janvier 2025 – Le Dr Adèle Sabine ILAMA MOMBOT épouse NGUIMBI a présenté son essai Restauration de la Paternité pour une famille et une nation guérie, à l’Institut National de Gestion et de Sciences (INGS). Cet ouvrage, qui explore la notion de paternité à travers une lecture biblique et théologique, invite à une redéfinition du rôle du père dans une société en quête de repères. L’ouvrage a été présenté par le Professeur Dacharly MAPANGOU, Maitre de conférences CAMES et l’abbé Pamphile ASSOUMOU MVOMO.

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Une vue de l’assistance

S’appuyant sur l’exégèse biblique, l’autrice analyse les figures paternelles de l’Ancien Testament – Noé, Abraham, Jacob, David, Nabal, Laban et Job – pour démontrer que la paternité est marquée par des responsabilités, des ombres ou fragilités humaines ainsi que des lumières. Son approche, inspirée de la Lectio Divina (lecture, méditation et action), vise à replacer la figure du père au cœur de la famille et, par extension, de la nation. En effet, si le Père est un repère, le chef de famille, le leader, le gérant, le gestionnaire, le soleil de la famille, cellule de base de la nation, alors toutes ses décisions et ses choix, ses comportements ont un impact majeur sur la famille et particulièrement sur ses fils et ses filles, appelés à devenir les citoyens. La famille étant le lieu des apprentissages et de la formation humaine, l’influence du Père et repère est majeure.

Le Dr Adèle Sabine NGUIMBI établit un lien entre la crise des familles et celle des institutions. Selon elle, « restaurer la paternité, c’est restaurer la famille, cellule de base de la société et par conséquent, assurer la stabilité des nations. » Elle déplore la montée des familles monoparentales et insiste sur la nécessité d’une co-construction entre père et mère pour un équilibre familial durable.

L’ouvrage soulève aussi des questions sur l’évolution du rôle du père dans le contexte législatif gabonais. L’autrice regrette que la Constitution ait retiré la mention de l’homme comme chef de famille, estimant qu’une structure sans leadership clair peut conduire à un désordre sociétal. La restauration de la paternité passe aussi par un ensemble de textes de lois qui organiseront l’exercice d’une paternité responsable.

Par ailleurs, elle appelle les jeunes à se libérer d’éventuels traumatismes liés à des paternités défaillantes, à devenir des « acteurs de la transformation sociale », à se tourner vers l’avenir et à prendre en main leur destin. La Femme, qui a pour vocation d’être une aide, a un rôle majeur à jouer dans la restauration de la paternité, car elle est celle qui a éduqué (et éduque) le père et donc comptable de sa paternité, mais aussi la femme qui est sœur du père ou mère des enfants et donc conseillères stratégiques du père.

La conférence, qui s’est tenue en présence d’un public engagé, s’est achevée sur un appel à la réflexion individuelle et collective. L’ouvrage du Dr Adèle Sabine NGUIMBI se veut un miroir, un rétroviseur ou un tableau de bord pour chaque père et une invitation à repenser la gouvernance familiale comme un pilier de la stabilité nationale.

 

 

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