Alain Wilfrid Boucka : Le Diomaye Faye gabonais, porteur d’une rupture promise ?

Dans un contexte politique gabonais marqué par les tensions post-transition et les interrogations sur l’avenir démocratique du pays, Alain Wilfrid Boucka, candidat du Congrès des Citoyens Libres (CCL) à la présidentielle de 2025, incarnerait une promesse de rupture. À l’image de Diomaye Faye au Sénégal, Boucka se présente comme le visage d’une nouvelle génération politique, déterminée à rompre avec les pratiques autoritaires et à redonner espoir à un peuple en quête de dignité.  

 

Un candidat enraciné dans l’identité gabonaise

 

Alain Wilfrid Boucka ne se contente pas de se présenter comme un simple candidat. Il incarne une réponse à ce qu’il qualifie de « manipulation constitutionnelle » visant à exclure son mentor, le Pr Daniel Mengara, de la course électorale. « Moi, Alain Wilfrid Boucka, j’ai résidé toute ma vie au Gabon. Je pourrais même dire, j’ai résidé au Gabon sans discontinuer depuis que je suis né il y a 38 ans », déclare-t-il avec fierté. Cette affirmation, loin d’être anodine, résonne comme un rappel de son enracinement dans le terroir gabonais, une réponse cinglante à ceux qui doutent de son éligibilité.

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Originaire de Koulamoutou, Boucka se revendique d’une double culture, Pouvi par son père et Massango par sa mère. Cette diversité ethnique, qu’il met en avant, symbolise son engagement pour l’unité nationale. « Voter pour moi, c’est voter pour le Pr Daniel Mengara et pour l’union Nord-Sud, Est-Ouest, sans distinction d’ethnies ou de provinces », affirme-t-il, martelant un message de cohésion dans un pays souvent fracturé par les clivages tribaux.

 

Un projet de société ambitieux et inclusif 

 

Le candidat du CCL ne se contente pas de critiquer le régime en place. Il propose une vision claire et structurée pour le Gabon, articulée autour de cinq piliers majeurs. Premièrement, il promet une réforme institutionnelle visant à remplacer le système hyper-présidentialisé par un régime parlementaire, afin de redonner la souveraineté au peuple. Deuxièmement, il s’engage à développer des infrastructures modernes, avec un accès gratuit à l’Internet, à l’école et à l’hôpital. Troisièmement, il mise sur un développement durable, en modernisant l’État et en favorisant la libre entreprise. Quatrièmement, il garantit la dignité pour tous, avec un accès universel à l’eau, à l’électricité et aux soins de santé. Enfin, il promeut une Afrique panafricanisée, renforçant la coopération continentale.

 

Ces propositions, ambitieuses et concrètes, contrastent avec les critiques qu’il adresse au régime actuel. Boucka dénonce « les dérives autocratiques » du général Oligui Nguema, qu’il accuse de vouloir instaurer un « régime dictatorial et tribaliste ». Il s’interroge : « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de rupture avec le PDG après le coup d’État ? Pourquoi personne n’a été poursuivi pour les fraudes électorales passées ? » Des questions qui résonnent comme un appel à la justice et à la transparence.

 

Un combat pour la liberté et la démocratie

 

Le parcours politique d’Alain Wilfrid Boucka est indissociable de son engagement pour la démocratie. Ancien membre du mouvement « Bongo Doit Partir », devenu « Congrès des Citoyens Libres », il a consacré près d’une décennie à lutter pour l’établissement de l’État de droit au Gabon. Son combat ne se limite pas aux mots. Il a notamment déposé un recours contre la qualité de président de la Transition du général Oligui Nguema, une action qui illustre sa détermination à défendre les principes démocratiques.

 

« Nous au Congrès des Citoyens Libres pensons que l’élection à elle seule n’a jamais suffi pour prendre le pouvoir au Gabon », déclare-t-il, soulignant la nécessité d’un changement profond et systémique. Cette conviction, il la porte avec une passion communicative, invitant les Gabonais à choisir entre « un président honnête et un autre assoiffé de pouvoir ».  

 

Le 12 avril 2025 : Une date décisive

 

Pour Alain Wilfrid Boucka, l’élection présidentielle de 2025 représente bien plus qu’un simple scrutin. C’est un rendez-vous historique, une opportunité pour les Gabonais de tourner la page des décennies de dictature et de corruption. « Le 13 avril 2025 sera décisif pour l’avenir du pays », affirme-t-il, appelant ses compatriotes à affronter la « dictature militaire » avec des candidats de l’opposition authentiques.

 

En se présentant comme le « plan B » du Congrès des Citoyens Libres, Boucka assume pleinement son rôle de défenseur des valeurs démocratiques. Il se positionne comme un candidat de la rupture, prêt à défendre le vote des Gabonais « jusqu’au bout », même si leur victoire était volée.

 

Un nouvel espoir pour le Gabon ?

 

Alain Wilfrid Boucka  incarnerait un espoir nouveau pour le Gabon. À l’image de Diomaye Faye au Sénégal, il représente une génération déterminée à rompre avec les pratiques du passé et à construire un avenir fondé sur la justice, la dignité et l’inclusivité. Son projet de société, ancré dans les réalités gabonaises, offre une alternative crédible à un régime souvent critiqué pour ses dérives autoritaires.

 

Le 13 avril 2025, les Gabonais auront le choix entre perpétuer un système usé ou embrasser une nouvelle ère. Alain Wilfrid Boucka, avec son engagement indéfectible pour la démocratie et son projet de société ambitieux, se présente comme le porteur de cette rupture tant attendue. Reste à savoir si le peuple gabonais sera prêt à écrire, avec lui, l’histoire d’un nouveau Gabon.

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