Ce mercredi 5 mars 2025, l’hôtel Nomad a accueilli une séance plénière de la Commission Supérieure des Jeux de Hasard, présidée par Hermann Immongault, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Cette réunion, marquée par une ambiance à la fois solennelle et constructive, avait pour objectif de relancer la réflexion sur un secteur en pleine mutation : celui des jeux de divertissement, d’argent et de hasard.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé le rôle central de la Commission en tant qu’organe régulateur de ce secteur. Loin d’être un simple commerce ou un service ordinaire, les jeux de hasard doivent, selon lui, faire l’objet d’un encadrement rigoureux. « Il s’agit de garantir le respect de l’ordre public, de la sécurité publique et de la protection de la santé des personnes, en particulier des mineurs », a-t-il insisté, soulignant la nécessité d’une régulation stricte et équilibrée.

Hermann Immongault a invité les participants à structurer leurs réflexions autour de trois axes majeurs. Tout d’abord, il a rappelé le contexte institutionnel dans lequel s’inscrit cette rencontre. « Nous sommes dans une phase de restauration des institutions, et il est essentiel que les activités liées aux jeux de hasard contribuent à cet effort », a-t-il déclaré, appelant à une évaluation approfondie de leur impact sur la société gabonaise.
Ensuite, le ministre a insisté sur la nécessité d’établir un diagnostic sans concession du secteur. « Il nous faut identifier ce qui fonctionne, ce qui dysfonctionne, ce qui doit être corrigé, renforcé ou supprimé », a-t-il expliqué. Cette analyse doit porter tant sur les acteurs que sur les activités, en veillant à ce que chacun respecte scrupuleusement la réglementation en vigueur. Pour Hermann Immongault, cette tâche constitue l’une des responsabilités premières de la Commission.

Enfin, le ministre a appelé à une harmonisation des efforts entre toutes les instances impliquées dans la régulation des jeux de hasard. « Nous devons nous orienter vers des solutions qui permettent une meilleure régulation du secteur, en adéquation avec les attentes de notre pays », a-t-il affirmé. Il a également souligné l’importance de respecter les normes en vigueur, tout en garantissant la rentabilité et la légalité des activités.

La séance s’est achevée sur une note d’optimisme, avec l’espoir que les travaux de la Commission aboutiront à des mesures concrètes et efficaces. Les participants ont été invités à poursuivre leurs réflexions dans un esprit de collaboration, afin que le secteur des jeux de hasard puisse contribuer positivement au développement économique et social du Gabon, tout en protégeant les citoyens des risques associés.
Cette plénière marque sans doute un tournant dans la régulation des jeux de hasard au Gabon, avec l’ambition affichée de concilier rentabilité, légalité et protection des populations. Reste à voir comment les propositions qui en découleront seront mises en œuvre, dans un contexte où les enjeux économiques et éthiques sont plus que jamais imbriqués.
