Makokou à l’abandon : plus un seul médecin généraliste à l’hôpital régional

L’hôpital régional de Makokou, capitale provinciale de l’Ogooué-Ivindo, traverse actuellement une crise sans précédent : l’établissement ne dispose plus de médecins généralistes pour assurer les soins de base à la population. Cette situation alarmante découle du départ des médecins cubains, qui assuraient jusque-là une grande partie des consultations médicales dans la région.

L’information a été confirmée par Jules Mekamne, une voix locale engagée dans les affaires publiques. Selon lui, « depuis plusieurs semaines, les malades n’ont plus de référents médicaux pour les consultations générales. Les cas simples comme les cas urgents se heurtent à un mur d’absence ». Une déclaration lourde de conséquences, dans un contexte où Makokou est déjà confrontée à des difficultés d’accès aux soins spécialisés et à des infrastructures médicales vétustes.

 

 

Depuis plusieurs décennies, le Gabon bénéficie d’une coopération médicale avec Cuba. Les médecins cubains, souvent affectés dans les zones reculées, assuraient la couverture médicale dans des hôpitaux où les médecins gabonais sont peu nombreux. Le départ récent de cette équipe médicale étrangère, pour des raisons qui n’ont pas encore été officiellement communiquées par les autorités, laisse les populations dans une situation de grande vulnérabilité.

 

« Ce sont les médecins cubains qui tenaient littéralement l’hôpital à bout de bras », souligne un infirmier sous couvert d’anonymat. « Aujourd’hui, il ne reste que quelques soignants, impuissants face à l’afflux de patients. Les urgences sont débordées, et les malades graves doivent être évacués vers Libreville ou Oyem, quand cela est possible. »

 

Pour les habitants de Makokou, cette situation est perçue comme un abandon. « Nous sommes des citoyens comme les autres. Pourquoi doit-on mendier un droit aussi fondamental que celui d’être soigné ? », s’indigne Clémentine Obiang, une mère de famille dont l’enfant asthmatique n’a pas pu bénéficier d’une prise en charge appropriée cette semaine.

 

L’absence de médecins généralistes compromet non seulement le diagnostic des maladies courantes, mais met également en péril la détection précoce des pathologies chroniques et des maladies infectieuses, dans une province fortement exposée au paludisme et aux zoonoses.

Cette alerte mérite une réponse urgente de la part du Ministère de la Santé. À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été faite pour rassurer les populations ou présenter un plan d’urgence. Dans l’ombre, plusieurs agents de santé dénoncent un manque criant de stratégie de remplacement, malgré les signaux lancés depuis plusieurs mois sur le départ annoncé des coopérants cubains.

Face à ce vide, des voix s’élèvent pour exiger une refonte sérieuse de la politique de santé dans les zones rurales et périphériques, trop longtemps marginalisées. Il est également question de revoir les mécanismes de formation, de motivation et d’affectation des médecins gabonais afin d’assurer une présence médicale constante et équitable sur tout le territoire.

 

À Makokou, la peur grandit. Entre les maladies non traitées, les évacuations impossibles et les soins improvisés, la crise sanitaire couve. Ce vide médical est une bombe à retardement dont les premières victimes sont déjà visibles.



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One thought on “Makokou à l’abandon : plus un seul médecin généraliste à l’hôpital régional

  1. L’état doit mettre un accent particulier sur les problèmes du secteur santé notamment à l’intérieur du pays.

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