Ministère de la Justice : Le bâtonnier Raymond OBAME SIMA présente les préoccupations de l’Ordre des avocats du Gabon 

Libreville, 21 mai 2025 — Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, ce jour en audience Maître Raymond OBAME SIMA, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Gabon, accompagné d’une délégation du barreau national. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des civilités traditionnelles, mais a également été l’occasion d’aborder plusieurs préoccupations urgentes liées au fonctionnement de la justice au Gabon.

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Au début de l’entretien, Maître OBAME SIMA a tenu à renouveler ses félicitations au ministre pour sa nomination à la tête de ce département stratégique, saluant sa disponibilité à maintenir un dialogue constant avec les acteurs du monde judiciaire.

L’échange a surtout été marqué par la question cruciale de l’École des avocats, une institution essentielle pour la formation des futurs défenseurs des droits. Le bâtonnier a exprimé son inquiétude face au blocage du projet de loi relatif à la création officielle de cette école, un texte en attente d’adoption depuis plusieurs mois sur la table du gouvernement. Il a plaidé pour une accélération du processus législatif afin de garantir un cadre structuré et conforme aux standards internationaux pour la formation des avocats gabonais.

Autre point majeur abordé : la tenue des sessions criminelles. Le bâtonnier a insisté sur l’urgence de leur organisation, dans le but de désengorger les établissements pénitentiaires et de garantir aux justiciables en détention préventive leur droit fondamental à un procès équitable dans un délai raisonnable. Il a rappelé que de nombreuses personnes attendent depuis des années l’ouverture de leur procédure judiciaire, situation qui pose un véritable problème de respect des droits humains.

Le ministre de la Justice s’est montré attentif aux préoccupations soulevées, affirmant sa volonté de travailler étroitement avec les instances du barreau pour moderniser et renforcer l’efficacité de la justice gabonaise. Des concertations techniques pourraient suivre afin d’examiner les propositions évoquées.