Makokou, ce 2 juillet 2025 – L’école communale d’Allarmintang est en deuil. L’un de ses enseignants bénévoles, en poste depuis plus de cinq ans, vient de décéder après une longue période de souffrance. Son nom ne sera pas divulgué par respect pour la douleur de sa famille, mais sa disparition rouvre une blessure profonde dans la communauté éducative : celle du sort réservé aux enseignants non décisionnaires au Gabon.
Depuis plusieurs années, des hommes et des femmes consacrent leur énergie à former les enfants gabonais dans des conditions précaires, sans salaire, sans couverture sociale, sans statut reconnu. Nombre d’entre eux finissent par tomber malades, incapables de se soigner ou même de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Et souvent, comme c’est le cas aujourd’hui, ils s’éteignent dans le silence, loin des projecteurs et sans avoir goûté aux fruits de leur dévouement.
« Ils forment les Gabonais de demain, ceux qui iront au guichet, créeront des entreprises, se réaliseront. Pourtant, eux-mêmes partent sans rien », déplore un proche du défunt.
Ce dernier avait pourtant été interviewé par les médias, il y a quelques années, alors qu’il tirait la sonnette d’alarme sur la situation des enseignants bénévoles. Son témoignage avait ému, mais il n’a visiblement pas suffi à faire bouger les lignes.
Certes, plusieurs de ces enseignants sont aujourd’hui en formation continue, ce qui constitue une avancée. Mais beaucoup s’interrogent : pourquoi ne pas leur permettre d’entrer en solde, même à titre provisoire, avec un présalaire, pour leur permettre de vivre dignement en attendant leur intégration ?
La cause principale de ces décès répétés est bien connue : le manque cruel de moyens. Incapables de se soigner correctement, ces enseignants, souvent envoyés dans des zones reculées, s’éteignent dans l’indifférence générale.
Il est temps que les plus hautes autorités se penchent sérieusement sur cette problématique. Trop de familles ont déjà pleuré la perte d’un père, d’une mère, d’un frère ou d’une sœur engagés bénévolement au service de l’éducation nationale. Trop de drames se sont déjà joués dans l’ombre.

Merci pour ce merveilleux poste! Nous espérons que les plus hautes autorités de la République se pencheront sur ce sujet parce que croyez-moi, ça risquait encore de causer un autre mouvement d’humeur car ce dernier était aussi le leader des enseignants bénévoles de la province de l’Ogooué-ivindo.
Beaucoup perdent la vie par manque de moyen. Et les fameuses formations sont organisées dans les chefs lieux de province. La plupart reviennent des zones très reculés a celà s’ajoute le manque de transport non seulement pour rallier la ville, mais aussi pour arriver au lieu prévu pour la formation .
Certains sont obligés de passer des nuits au lieu même de la formation d’autres se prostituent pour avoir de quoi manger et payer le taxi 😓
Et jusque là , l’état reste insensible à ce sujet. Que le tout puissant s’en souviennent de ses enseignants qui ont donné leur vie pour l’avenir des futurs cadres de ce pays !!!
Kié! Dj, frère, collègue ! Repose en paix, que Dieu t’accompagne !