Nzeng-Ayong : Quand un cri d’alerte d’un jeune influenceur mobilise une PME paysagiste pour nettoyer un canal délaissé

À Libreville, le canal de Nzeng-Ayong, longtemps oublié et envahi par les déchets, fait l’objet depuis ce samedi 2 août d’une opération de curage et de nettoyage orchestrée par la PME paysagiste Cisailles Service, à l’initiative d’Eliane Frida Mindoungani, ancienne maire du 6e arrondissement. Cette initiative a été déclenchée par la vidéo virale d’un jeune lanceur d’alerte, Bibang Roland, dont le cri pour une action urgente a été entendu.

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Le canal, longtemps laissé à l’abandon, était devenu un véritable obstacle à la circulation fluide des riverains et un risque sanitaire majeur pour les habitants. C’est le constat amer qu’a fait Bibang Roland, jeune créateur de contenu et fondateur d’un comité de lutte contre la délinquance et l’irresponsabilité à Libreville. En habitant du quartier, il a décidé, armé de son smartphone, de documenter l’état déplorable du canal. Sa vidéo, publiée il y a quelques jours, alerte les autorités et la population. « Je voulais attirer l’attention, que quelqu’un réagisse, que le ministère en charge intervin­gne », explique-t-il.

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Le message a été entendu très vite. Moins de 24 heures après la viralisation, Mme Mindoungani, profondément engagée dans son ancien arrondissement, prend contact avec Bibang. Sachant le poids des rapports officiels souvent restés lettre morte, elle choisit de passer à l’action par elle-même, à travers sa société. « J’ai refusé de voir ce travail de salubrité disparaître dans l’oubli. Il fallait agir », confie-t-elle.

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Dès samedi, les engins de Cisailles Service ont commencé l’opération de curage. L’objectif : libérer la voie adjacente au canal, rendant ainsi plus facile et plus sûr le déplacement des usagers, tout en assainissant un espace de vie essentiel. Malgré les contraintes logistiques – notamment le transport d’engins lourds et les difficultés à circuler le dimanche – le chantier se poursuivra sur environ cinq jours, avec une marge d’extension possible à dix, selon les besoins.

 

Une réalité est cependant mise en lumière par Bibang et les opérateurs sur place : le volume et la complexité du nettoyage dépassent largement les premières estimations financières. « Ce que je ne savais pas en début de chantier, c’est qu’il fallait au moins 10 millions pour mener à bien ce travail, autrement dit une somme non négligeable, surtout pour une petite structure », confie Bibang.

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Malgré tout, la solidarité et la volonté d’action citoyenne se traduisent par ce bel élan concret sur le terrain. Pour Mme Mindoungani, cette expérience est une leçon : la voix des jeunes, alliée à une mobilisation locale déterminée, peut déclencher des transformations tangibles. « C’est grâce à ce jeune, grâce à sa vidéo que les choses avancent, qu’on ne reste pas indifférents », souligne-t-elle.

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Ce curage du canal de Nzeng-Ayong n’est pas qu’une simple opération de nettoyage. C’est aussi un symbole d’espoir, une preuve que la société civile, par l’engagement des uns et des autres, peut faire bouger les lignes face à l’indifférence et à la négligence.

 

Libreville observe désormais le déroulement de cette action avec espoir et attend que cette première étape soit le début d’une politique durable d’entretien et de salubrité urbaine. Les riverains, tout comme Bibang, espèrent surtout que leur cri d’alerte ne restera plus jamais sans réponse.

 

Une collaboration citoyenne qui montre la voie à suivre pour un Libreville plus propre, plus vivant et plus humain.



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