Joseph Lapensée plaide la bonne foi face aux griefs de la Cour des Comptes

La campagne électorale est loin d’être terminée pour Joseph Lapensée Essingone, candidat malheureux à la présidentielle du 12 avril 2025. Le Magistrat Rapporteur de la Cour des Comptes vient de lui notifier un grief majeur portant sur l’absence de pièces justificatives relatives aux contributions personnelles, aux apports de l’équipe et aux dons des sympathisants. Cette notification officielle, datée du 4 août 2275, marque le début d’une procédure de contrôle serrée qui pourrait avoir des conséquences lourdes pour l’ex-candidat.

 

En effet, selon le dossier transmis à Essingone, « les candidats ayant pris part au scrutin déposent au Greffe de la Cour des comptes leurs comptes de campagne accompagnés des copies certifiées conformes des pièces justificatives », en conformité avec l’article 6 du décret n°0111/PR/MIS du 14 février 2025. Ce manquement, considéré comme un grief n°1, soulève la question de la transparence financière dans la nouvelle ère électorale gabonaise.

 

Face à cette situation, Essingone a reçu un délai express de 48 heures pour présenter son mémoire en défense, une contrainte imposée par l’imminence du dépôt des candidatures à la prochaine élection, fixé au 7 août 2025. Dans un courrier adressé à la Cour, il explique la complexité de cette épreuve, soulignant que « le contrôle par la Cour des Comptes, des comptes de campagne des candidats à l’élection présidentielle, constitue, en n’en point douter, un exercice nouveau, à la fois pour la Cour et pour les candidats que nous avons été. » Une position qui appelle à une certaine indulgence face aux éventuelles lacunes de son dossier.

 

Le candidat rappelle par ailleurs qu’il a agi dans un contexte inédit : « j’ai malheureusement pensé que ce contrôle était le corollaire du maniement des deniers publics qui auraient été mis à notre disposition sous forme de francs électoraux… Après avoir appris que le franc électoral ne sera pas versé aux candidats, nous avons pensé, à tort, que nous étions, par conséquent, libérés du contrôle de la Cour. » Une méprise qui explique, selon lui, « l’assouplissement de notre rigueur comptable, qui avait tendance à alourdir et retarder la réalisation de nos activités de campagne, dans un contexte où tout devait se faire dans l’urgence. »

 

Plusieurs dépenses, souvent engagées par des tiers sans production de justificatifs au mandataire financier, concernent notamment la location de taxi-bus pour les meetings, la mise à disposition de chaises, tentes et sonorisation, ainsi que le paiement d’artistes et de groupes folkloriques. Ces pratiques, bien que courantes dans l’organisation de campagnes populaires, heurtent toutefois les exigences formelles d’un contrôle rigoureux renouvelé.

 

Cette affaire met en lumière la complexité d’une transition réglementaire où les pratiques électorales traditionnelles croisent des exigences modernes de transparence et de conformité. Le cas Essingone souligne un enjeu majeur au cœur de la démocratie gabonaise : comment concilier dynamisme politique et rigueur administrative dans un cadre juridique en pleine évolution?

 

Alors que le délai pour la défense approche à grands pas, c’est toute l’attention du pays qui se tourne vers la Cour des Comptes, dont la décision pourrait fixer un précédent pour l’encadrement des prochaines échéances électorales. Entre rigueur juridique et pragmatisme politique, la messe n’est pas encore dite pour le candidat Joseph Lapensée, mais les enjeux sont plus que jamais cruciaux.



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