La Miss Tourisme Gabon 2025 se prépare à porter les couleurs du pays au Nigeria, forte d’un projet éducatif novateur et de l’espoir de toute une nation.
Dans les locaux feutrés qui ont accueilli la conférence de presse ce vendredi 22 août, Marie-Ange Jenna Andson Meye Decastel rayonne d’une confiance tranquille. Cette jeune femme de caractère incarne bien plus qu’une simple candidate de concours de beauté : elle porte sur ses épaules les espoirs d’un pays tout entier. Le 27 septembre prochain, au Nigeria, elle défendra les couleurs du Gabon lors du prestigieux concours Miss Africa, une échéance qui mobilise déjà toute une nation.

Un projet qui dépasse les frontières du concours
Ce qui frappe d’emblée chez Marie-Ange, c’est sa vision. Son projet de « tourisme scolaire et linguistique » révèle une jeune femme consciente des enjeux de son époque. « Ce que je vais proposer, c’est la valorisation de mon patrimoine et des cultures de mon pays, en organisant des sorties touristiques et scolaires avec les enfants, ainsi que des immersions linguistiques dans les familles d’accueil », explique-t-elle avec une assurance qui témoigne d’une réflexion mûrie.

Loin des projets convenus souvent présentés dans ce type de compétition, la Miss Tourisme Gabon 2025 propose une approche concrète et réalisable. Ses actions sur le terrain parlent d’elles-mêmes : sorties au marché d’Arkanda, visite de la poissonnerie, découverte du parc animalier du charbonnage. Autant d’initiatives qui révèlent une jeune femme ancrée dans la réalité de son pays et soucieuse de transmettre ses richesses aux générations futures.
Une préparation minutieuse pour un défi continental
La route vers Miss Africa ne s’improvise pas. Marie-Ange Jenna Andson Meye Decastel en est parfaitement consciente et met tout en œuvre pour arriver au Nigeria dans les meilleures conditions. « Pour participer à ce concours, il faut avoir un projet, ce que j’ai déjà, le matérialiser, ce que j’ai fait, et avoir la maîtrise de l’anglais », détaille-t-elle. Cette dernière compétence fait actuellement l’objet d’un apprentissage intensif, preuve de son sérieux et de sa détermination.
Le comité d’organisation ne ménage pas ses efforts pour l’accompagner dans cette aventure. « Nous avons activé un programme spécial composé de suivis, de coachings et de trainings », précise Julien TY-J, le président du comité. Un encadrement à 360 degrés qui couvre tous les aspects de la préparation, des tenues vestimentaires aux techniques de communication, en passant par la mise en valeur de son projet.

Mais cette préparation a un coût, et les organisateurs ne cachent pas leurs besoins. « Au-delà des efforts du comité d’organisation, nous avons également besoin d’un soutien multiforme : financier, matériel, car il y a des billets d’avion qu’il va falloir acheter », souligne le président du comité avec pragmatisme.
Cet appel résonne comme un cri du cœur patriotique. « C’est une Miss Tourisme Gabon qui va représenter le Gabon à l’international. Donc vous conviendrez avec moi que ça devient une affaire nationale. Et qui dit nationale, dit solidarité, patriotisme », martèlent les organisateurs. Une logique imparable qui transforme cette participation en véritable projet de société.
Un terrain fertile pour les partenariats
L’initiative ne manque pas d’arguments pour séduire les potentiels partenaires. Marie-Ange Dina représente aujourd’hui un visage, une image positive du Gabon qui peut servir les intérêts des entreprises. « Elle peut être une ambassadrice d’une marque, d’une société, d’une entreprise », rappellent les organisateurs, conscients de la valeur ajoutée que peut représenter cette collaboration.
L’appel s’étend même jusqu’aux plus hautes sphères de l’État, avec une sollicitation explicite de l’association Ma Bannière, dirigée par la Première Dame. Un soutien qui viendrait couronner cette mobilisation générale autour de la représentante gabonaise.
L’engagement social au cœur de l’action
Ce qui distingue Marie-Ange Jenna Andson, c’est son engagement concret auprès de la jeunesse gabonaise. Ses récentes actions à Cap Santa Clara, où elle a rencontré une trentaine d’enfants, illustrent parfaitement sa philosophie. « J’ai appris aux enfants à compter, à dire bonjour en langue vernaculaire, en Omiéné, en Fang, en Punu, en Obamba », raconte-t-elle avec passion.
Cette expérience l’a confrontée à une réalité parfois difficile : « J’ai constaté un grand retard chez ces jeunes », confie-t-elle. Loin de la décourager, cette observation nourrit sa détermination à développer des initiatives d’accompagnement. Sa prochaine activité récréative du 31 août s’inscrit dans cette démarche, offrant aux enfants une « journée bye-bye vacances » riche en découvertes culturelles.
Un tremplin vers l’entrepreneuriat féminin
Au-delà du concours, Miss Tourisme Gabon représente un enjeu plus large pour la condition féminine au Gabon. Comme le soulignent les organisateurs, cette plateforme « donne la possibilité à la jeune Gabonaise de sortir du chômage via l’entrepreneuriat féminin dans les domaines touristiques et culturels ».

Une vision qui s’inscrit parfaitement dans les ambitions du président Brice Clotaire Oligui Nguema, régulièrement cité pour son soutien aux initiatives de développement. Armel Venga, promoteur du site Évens Royal Industrie, en témoigne : le chef de l’État « nous a permis de nous installer ici » et encourage à « tendre également la main aux autres pour pouvoir les accompagner ».
Vers un rayonnement continental
Le 27 septembre approche à grands pas, et avec lui l’heure de vérité pour Marie-Ange Jenna Andson Meye Decastel. Sa confiance n’est pas feinte : « Je suis sûre que je vais remporter le concours », affirme-t-elle sans fausse modestie. Une assurance qui repose sur une préparation minutieuse et un projet authentique.
Que la couronne continentale vienne ou non couronner ses efforts, Marie-Ange aura déjà gagné quelque chose d’essentiel : elle aura incarné une jeunesse gabonaise ambitieuse, engagée et fière de ses racines. À travers elle, c’est toute la beauté du Gabon – géographique, culturelle et humaine – qui s’apprête à rayonner sur la scène africaine.
Dans quelques semaines, lorsque les projecteurs de Lagos s’allumeront, ils éclaireront le visage d’une jeune femme portée par les espoirs de ses compatriotes. Car au-delà du concours, c’est bien l’image d’un Gabon moderne et dynamique que Marie-Ange Dina s’apprête à défendre. Une responsabilité qu’elle semble prête à assumer avec la grâce et la détermination qui la caractérisent.
