Dans un climat politique marqué par l’imminence des élections législatives et locales, les partis signataires de la charte de l’Appel d’Angondjé, à travers la voix ferme de Joachim Mbatchi Pambou, président du Forum pour la Défense de la République (FDR), tirent la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante qui secoue la République gabonaise. Ce constat grave, dressé avec une lucidité poignante, met en lumière les dysfonctionnements qui entachent la préparation de ces échéances électorales cruciales.
« C’est avec gravité que je prends la parole ce soir, car les circonstances et la situation politique dès l’été et sociale de notre pays nous imposent un arrêt pour évaluer ce qui a été fait et ce qui, en toute logique, se doit d’être fait », déclarait Mbatchi Pambou, soulignant combien le contexte national appelle à une réflexion profonde sur la transition démocratique en cours. Fidèles à leur engagement citoyen, ces acteurs politiques rappellent leur implication totale dans le processus, depuis le référendum jusqu’au soutien massif à la candidature de Brice Clotaire Oligui Nguema, un symbole de la volonté populaire de promouvoir « la République et l’état de droit fondé sur la transparence, la justice et l’égalité des chances pour tous ».

Si ce soutien témoigne d’une adhésion politique forte, la mise en œuvre concrète de ce projet démocratique semble aujourd’hui compromise. L’orateur ne cache pas son inquiétude face à une « organisation chaotique » des opérations électorales, orchestrée exclusivement par un ministère de l’Intérieur en proie au cafouillage. Il dénonce à juste titre « la confusion et le cafouillage inouï » et pointe les erreurs de calendrier et de séquençage des opérations, notamment la révision des listes électorales menée simultanément avec le dépôt des candidatures, deux étapes qui « auraient dû être distinctes afin de garantir la transparence du processus ». Cette confusion, selon lui, fragilise la crédibilité des élections et met à mal la confiance des citoyens et des partis politiques dans la fiabilité du scrutin.
Plus incisif encore, il dénonce les lourdeurs administratives qui ont alourdi le processus : « L’ajout de nouveaux documents à fournir, le retard dans la mise en place des commissions électorales… n’ont pas facilité la participation des citoyens et des partis ». Une critique acerbe qui dénonce aussi implicitement un système électoral centralisé, dépourvu de neutralité : « Le fait que l’organisation des élections repose uniquement sur la responsabilité du seul ministère de l’Intérieur démontre aujourd’hui ses limites, tant en matière de neutralité que d’efficacité ». Cette analyse conduit naturellement à la revendication d’une réforme profonde, notamment à travers la création d’une commission nationale électorale indépendante rassemblant partis politiques, société civile et services techniques, pour garantir un processus plus transparent et équitable.
Le discours de Joachim Mbatchi Pambou ne se contente pas de relever les failles : il tire la sonnette d’alarme sur le risque politique et social que fait peser cette dérive. « Le climat social est menaçant. Le climat politique est certain », prévient-il, invitant les responsables à assumer pleinement leurs responsabilités pour ne pas compromettre l’avenir de la République. Face aux irrégularités pointées jusque dans les listes de candidatures, il souligne que même le président de la République a reconnu publiquement ces défaillances, appelant à la rigueur et au respect des règles républicaines non négociables.
Enfin, dans un souffle démocratique et engagé, il appelle à réparer les erreurs avant qu’il ne soit trop tard, rappelant que la démocratie « ne doit pas être une vie de l’esprit » mais une réalité concrète et respectée, acquise parfois « au prix du sacrifice ultime ». C’est un serment solennel qu’il fait, celui de défendre cette démocratie face aux errances du présent.
Ce discours, éloquant et sans concession, illustre une inquiétude profonde sur la qualité du processus électoral au Gabon mais aussi une force de proposition portée par des acteurs décidés à défendre la transparence et la justice. Face à ce cri d’alerte, il appartient désormais à tous les acteurs politiques et institutionnels de prendre conscience des enjeux réels et de s’engager résolument pour restaurer la confiance, condition indispensable pour que les échéances à venir soient enfin un véritable espace d’expression démocratique.
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