Dans la salle de l’American Corner, Anges Kevin Nzigou a déployé mercredi soir son arsenal électoral. Face aux journalistes, le candidat du Front démocratique socialiste aux municipales de Libreville a présenté un programme ambitieux chiffré à 220 milliards de francs CFA sur cinq ans. Un projet qui mise tout sur la participation citoyenne et promet de révolutionner la gestion municipale.

L’innovation majeure de sa proposition réside dans l’instauration d’une « gouvernance citoyenne » inédite. Nzigou promet de confier chaque année 4,4 milliards de francs CFA aux populations des six arrondissements pour qu’elles décident elles-mêmes des projets à réaliser. « Les populations vont choisir, dans les projets qui seront présentés, ce qu’ils peuvent faire et ce qu’ils veulent pour leur vie », martèle le candidat, transformant ainsi les citoyens en « législateur fiscal ».
Cette démarche participative s’accompagne d’un catalogue de promesses concrètes. Cinquante forages par an pour l’accès universel à l’eau potable, la transformation de la décharge de Mindoubé en parc avec la plantation de 100 000 arbres, la création d’une régie municipale des transports dotée de 8 milliards annuels, ou encore l’instauration d’une police municipale recrutée parmi les jeunes des quartiers.

Le volet social n’est pas en reste avec la création de dispensaires municipaux financés à hauteur de 1,8 milliard sur cinq ans et un système révolutionnaire de déclaration automatique des naissances dans les hôpitaux. Nzigou veut également ériger une « maison de la jeunesse » dans chaque arrondissement, véritable centre d’accompagnement entrepreneurial budgétisé à 7 milliards par an.
L’ambition culturelle complète ce dispositif avec un festival international de Libreville censé faire de la capitale « la capitale africaine de la culture ». Le candidat rêve d’une ville rayonnante qui expose ses traditions au monde tout en accueillant celles des autres.
Mais derrière ces promesses mirobolantes se cachent des interrogations légitimes. Comment financer un tel programme quand Nzigou reconnaît lui-même que la mairie devra d’abord « rassembler les ressources » face aux « fausses déclarations » des gestionnaires actuels ? Sa stratégie de porter à 52% la part d’investissement du budget municipal paraît audacieuse quand il dénonce le 0% actuel.

Le candidat du FDS mise visiblement sur l’effet de contraste avec une gestion municipale qu’il qualifie ouvertement de défaillante. Reste à savoir si les Librevillois adhéreront à cette vision participative qui fait d’eux les véritables décideurs de l’avenir de leur ville. Entre utopie démocratique et réalisme budgétaire, Nzigou a choisi son camp : celui de l’audace politique assumée.
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