Dans l’effervescence politique qui précède les élections locales et législatives, le lancement officiel de la campagne UDB du 2e arrondissement d’Akanda ce samedi 20 septembre a révélé une stratégie bien rodée : celle de la proximité et de l’ancrage territorial. Pascal Ogowe Siffon, tête de liste des 27 candidats au conseil municipal, n’a pas hésité à jouer la carte de l’intimité avec ses électeurs en se présentant comme « votre fils, votre frère, votre père, votre grand-père ».

Cette approche familiale tranche avec les discours politiques traditionnels et semble répondre à une attente forte de la population d’Akanda, qui a massivement soutenu le président Oligui Nguema lors de la présidentielle avec un score impressionnant de 94,85%. Le délégué spécial de l’UDB n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler cette performance, transformant ce succès passé en promesse d’avenir.

L’enjeu dépasse largement les frontières du 2e arrondissement. Avec 27 conseillers municipaux à pourvoir contre 20 pour le 1er arrondissement, Pascal Ogowe Siffon et son équipe peuvent légitimement aspirer à contrôler la mairie centrale d’Akanda. Une ambition qui s’inscrit dans une vision politique plus large, celle de donner au président de la République les relais locaux nécessaires à la mise en œuvre de son projet de société.

Cette stratégie du « tout UDB » a trouvé un écho particulier lors des échanges avec la population. Quand une habitante d’Angondjé Château a dénoncé l’absence d’école de proximité obligeant les enfants de 6 ans à partir dès 5 heures du matin pour rejoindre Avorbam, ou encore les dysfonctionnements dans l’approvisionnement en eau, Pascal Nzé Ndong Nzé n’a pas éludé la réalité : « Tout ce qu’elle a dit, c’est vrai. »
Cette reconnaissance des difficultés, loin d’être un aveu de faiblesse, devient un argument de campagne. En se démarquant des « faux promesses » de leurs adversaires, les candidats UDB tentent de capitaliser sur la crédibilité du parti présidentiel tout en s’appropriant les préoccupations concrètes des habitants.


Le pari est audacieux : transformer les doléances locales en projet politique national. Car derrière les problèmes d’eau, d’électricité et d’éducation évoqués par les habitants se dessine la promesse d’une représentation efficace, de la mairie à l’Assemblée nationale, en passant par le Sénat.
Dans cette course aux suffrages, l’UDB d’Akanda joue sa partition avec une partition bien orchestrée : celle d’un parti enraciné localement mais connecté au pouvoir central, capable de faire remonter les préoccupations du terrain vers les sphères décisionnaires. Reste à savoir si cette stratégie de la proximité suffira à convaincre une population qui attend des actes autant que des paroles.
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