Dans l’effervescence de ce 22 septembre 2023, les rues de Bikélé ont vibré au rythme d’une campagne électorale pas comme les autres. Derrière l’antenne, là où se mélangent les voix du quotidien et les espoirs de changement, la coalition MCVL-PSU a posé ses valises pour un après-midi qui restera gravé dans les mémoires.

Emmanuel Mvé Mba, figure emblématique du Mouvement pour la Construction d’un Vrai Libéralisme et candidat aux législatives dans le 3e arrondissement de Ntoum, est arrivé en terre connue. Ici, pas de discours convenus ni de promesses creuses. L’homme se présente d’emblée comme « le candidat de la rupture », celui qui entend tourner définitivement la page de « la monarchie, la marginalisation et la maltraitance des populations ».
L’accueil est chaleureux, presque familial. Donatien Membourou, au nom des habitants, exprime cette satisfaction palpable : « Nous sommes heureux de vous recevoir ici cet après-midi et heureux d’entendre le mot que vous allez nous adresser. » Ces mots simples traduisent une attente, celle d’une population fatiguée des belles paroles et assoiffée d’authenticité.

Le notable Clément Obame Nkoghé prend alors la parole avec cette gravité que confèrent les années et l’expérience. Ses mots résonnent comme un cri du cœur contre les divisions qui gangrènent le tissu social local. « Nous sommes tous des Gabonais… Est-ce qu’il y a encore étranger ici ? Non ! » lance-t-il, fustigeant ces discriminations qui empoisonnent les relations entre ressortissants. Son témoignage émouvant sur ces pratiques d’exclusion – « Quelqu’un veut construire une belle maison, on envoie les gens lui dire que ce n’est pas ici » – révèle une réalité que beaucoup préfèrent taire.
Françoise Marthe Ningone Nseme, dite épouse Obame, candidate de la coalition, brise ensuite cette tension par sa simplicité désarmante. « Beaucoup ne me connaissent pas, mais je suis dans le quartier depuis cinq ans », confie-t-elle avec cette humilité qui force le respect. Sa présence, discrète mais constante depuis des années, témoigne d’un engagement de terrain loin des projecteurs.

Mais c’est Parfait Ndong Mba, directeur de campagne, qui va donner le ton de cette rencontre. L’homme ne mâche pas ses mots quand il évoque la fermeture de son école, qu’il dénonce comme des « représailles politiques ». « Vous allez voir la méchanceté du PDG et de l’UDB parce que ce sont des serpents », assène-t-il, accusant le pouvoir de sacrifier plus de cent familles pour faire taire l’opposition.
Son plaidoyer pour Emmanuel Mvé Mba prend alors des accents passionnés. Il dresse le portrait d’un homme qui n’a jamais eu de mandat mais qui s’est battu pour les Gabonais, rappelant son rôle dans l’affaire des épargnants de BR SARL ou encore dans la protection des maisons menacées par Poste S.A. « Il n’a jamais été député, sénateur, ministre ou directeur général, mais il défend les causes des Gabonais », martèle-t-il.

Les promesses sociales fusent alors : réforme des allocations familiales portées à 25 000 francs par enfant, allocation chômage de 100 000 francs pour les diplômés sans emploi. « Un homme politique doit s’occuper du social », proclame Ndong Mba, convaincu que « la véritable politique vise à faire en sorte qu’on vive bien en société ».
Quand Emmanuel Mvé Mba prend enfin la parole, c’est avec la sérénité de celui qui sait d’où il vient. « Je suis chrétien pratiquant, je suis enseignant et inspecteur pédagogique de formation, et je défends depuis plus de 30 ans les droits des travailleurs et des plus faibles », se présente-t-il. Son parcours, il le revendique comme une cohérence, son engagement politique s’inscrivant naturellement dans la continuité de ses combats syndicaux et citoyens.

L’homme ne s’embarrasse pas de langue de bois quand il évoque le passé politique du pays. « Pendant plus de 50 ans, nous avons souffert. Ali Bongo, dans sa haine d’étranger, a maltraité et torturé les Gabonais », lâche-t-il sans détour. Pour lui, l’intervention militaire du 30 août représente une libération : « L’armée nous a sauvés de la tyrannie, de la dictature, de la mal gouvernance et de la pauvreté ».
Mais Mvé Mba ne se contente pas de critiquer le passé. Il questionne aussi le présent, notamment la gestion de la transition et du dialogue national inclusif. « Je ne voterai pas le oui si je n’ai pas encore vu le projet de constitution », annonce-t-il, refusant de signer un chèque en blanc.
Ses promesses sociales reprennent celles de son directeur de campagne : « Il faut une indemnité de chômage d’au moins 100 000 francs par mois. Le Gabon peut le faire, nous ne sommes que deux millions d’habitants », argumente-t-il avec pragmatisme.

Le candidat du MCVL garde ses flèches les plus acérées pour dénoncer les alliances entre anciens cadres du PDG et l’UDB, qu’il compare à « un serpent qui change de peau mais reste toujours dangereux ». Son message final résonne comme un appel à la résistance civique : « Prenez même leur argent, mais votez la liberté. Nous sommes là pour vous libérer. On nous a libérés le 30 août, moi je vous libère le 27 septembre. »
En présentant sa suppléante, Mme Edith Nanou Mavili, Emmanuel Mvé Mba conclut cet après-midi de campagne par un appel à l’unité et à la mobilisation. À Bikélé, derrière l’antenne, les mots ont résonné avec force. Reste maintenant à savoir si les urnes confirmeront cette effervescence populaire le jour du scrutin.
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