La Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) traverse une nouvelle zone de turbulence. En l’espace de quelques heures, le pays a découvert une scène inhabituelle : un Président du Conseil d’Administration qui suspend, de manière conservatoire, le Directeur Général, et un DG qui refuse catégoriquement d’obtempérer. Une confrontation institutionnelle par correspondance officielle — du jamais-vu dans une entité censée garantir la stabilité sociale.
Créée le 21 août 2007 sous l’impulsion du feu Président Omar Bongo Ondimba, la CNAMGS devait symboliser la solidarité nationale et l’égalité d’accès aux soins. Dix-huit ans plus tard, l’institution semble minée par des luttes d’influence, des querelles internes et un déficit persistant de gouvernance.
Depuis sa création, sept dirigeants se sont succédé à sa tête. Et si les deux premiers avaient su préserver le cap, les suivants ont vu la CNAMGS s’enliser dans la dette, les soupçons et la défiance.
Mais cette fois, la question n’est pas seulement celle de la gestion, elle est institutionnelle : jusqu’où s’étend le champ de compétence d’un Président du Conseil d’Administration ? Peut-il suspendre un Directeur Général sans l’aval du Conseil ou du ministère de tutelle ? Le Syndicat, pour sa part, dénonce un excès de pouvoir, estimant que le PCA agit “non pas comme un président de conseil, mais comme un PDG autoproclamé”.
Ce nouvel épisode met en lumière une CNAMGS fragilisée par la confusion des rôles et la personnalisation du pouvoir.
Et pendant que les dirigeants s’affrontent, une question demeure : qui veille encore sur les assurés que la CNAMGS était censée protéger ?
Cédric Arnaud MOUELET, Communicant
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Bonne analyse…