Dans une salle de conférence où se pressent journalistes et représentants de la société civile, Jeanne Clarisse Dilaba, représentante de la Mission d’Observation des Organisations de la Société Civile du Gabon (MOEOSC), égrène les chiffres avec une satisfaction à peine dissimulée. 94,9 % des bureaux de vote ont ouvert à l’heure ce samedi matin pour le second tour des législatives. Les 5 % restants ? Des intempéries, rien de plus. Derrière ces statistiques qui pourraient sembler banales se dessine pourtant une petite révolution silencieuse : pour la troisième fois consécutive, les organisations de la société civile gabonaise observent les élections de leur pays sans autre béquille que leur propre expertise.

La Mission d’Observation Électorale des Organisations de la Société Civile et la Mission d’Observation Citoyenne des Élections et de la Transparence ont présenté leurs observations provisoires dans un exercice devenu presque routinier, signe d’une maturité acquise au fil des scrutins.
Mais attention, précise Jeanne Clarisse Dilaba, représentante de la Mission d’Observation des Organisations de la Société Civile du Gabon (MOEOSC) avec une insistance qui trahit l’importance du message : si l’appui technique et logistique du projet PACEM, financé par l’Union européenne, a permis le déploiement de la MOEOSC, les observateurs de terrain de la MOCET restent entièrement pris en charge par la mission gabonaise elle-même. Une précision qui n’a rien d’anodin dans un contexte où l’indépendance des observateurs constitue le nerf de la guerre de la crédibilité électorale.
Sur le terrain, 316 formulaires ont déjà remonté la chaîne de traitement mise en place : observateurs, chambre technique, chambre analytique, puis chambre politique. Un dispositif tripartite rodé qui garantit la traçabilité des informations collectées dans les 1 180 bureaux de vote couverts pendant l’opération de scrutin.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 100 % de présence des cinq membres obligatoires des bureaux de vote, 93,1 % de présence de l’Autorité de Contrôle des Élections, 96,6 % des bureaux disposant d’un nombre suffisant de bulletins pour chaque candidat. Dans 98,4 % des bureaux observés, l’environnement du vote était apaisé. Pas de files d’attente constantes dans 90 % des cas, signe d’une mécanique électorale bien huilée.

Certes, 43 % seulement des bureaux disposent de dispositifs pour les personnes à mobilité réduite, et seuls 63,8 % affichent un exemplaire du Code électoral. Des détails qui ne gâchent pas le tableau d’ensemble mais rappellent que la perfection électorale reste un horizon vers lequel tendre plutôt qu’une réalité acquise. Les représentants des candidats sont massivement présents, avec une domination de l’UDB à 50,9 %, suivi du PDG à 32,8 %, témoignant d’un scrutin sous haute surveillance politique.
Ce qui frappe dans cette déclaration préliminaire, c’est moins la litanie des pourcentages que le discours qui l’entoure. Jeanne Clarisse Dilaba ne cache pas sa fierté : du recrutement à la formation, de la collecte des données à la rédaction des rapports, tout est désormais gabonais. Les observateurs à long terme formés lors de la présidentielle transmettent leur savoir-faire aux observateurs à court terme.

Les équipes techniques, analytiques et politiques élaborent les déclarations sans supervision extérieure. Un véritable transfert de compétences qui place la société civile nationale au cœur du contrôle citoyen du processus électoral. Loin des clichés sur la dépendance aux partenaires internationaux, le Gabon construit pierre par pierre son propre édifice d’observation électorale.
Les missions encouragent désormais toutes les parties prenantes à maintenir cette dynamique d’ici la fermeture des bureaux de vote et le dépouillement. Rendez-vous est pris pour 17 heures, heure à laquelle de nouvelles observations seront livrées. En attendant, dans un pays où chaque scrutin est scruté avec attention, ce second tour des législatives semble se dérouler sous les meilleurs auspices.
Les conclusions définitives viendront après la centralisation des résultats, mais le message est déjà passé : quand la société civile se professionnalise et s’émancipe, la transparence électorale n’est plus un vœu pieux importé de l’étranger, elle devient une conquête nationale.
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