La justice financière gabonaise muscle son bras armé

Ce jeudi 30 octobre, l’École Nationale de la Magistrature a vibré au rythme d’une ambition partagée : faire de la justice financière un rempart incontournable de l’État de droit. Un atelier de formation, dédié au renforcement du suivi de l’exécution des décisions de la Cour des Comptes, a rassemblé les acteurs clés du secteur, tous unis par une conviction : une décision non exécutée est une justice trahie.

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Sidonie Flore Owouè a planté le décor en rappelant que la bonne gouvernance et la transparence reposent sur l’effectivité des jugements rendus en matière de finances publiques.

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Une vision immédiatement incarnée par le Directeur Général de l’ENM, Armand Nyebe, qui a situé l’événement dans le sillage des réformes portées par les plus hautes autorités du pays. Citant tour à tour Montesquieu sur la séparation des pouvoirs et Kofi Annan sur la gouvernance, il a souligné le rôle fondamental du magistrat comme garant ultime de la chaîne de responsabilité.

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Dans l’air de l’enceinte judiciaire flottait aussi un parfum de coopération internationale. Le PNUD et l’Empire du Japon, partenaires financiers et techniques de l’initiative, ont réaffirmé leur engagement à consolider une justice crédible, pilier de la stabilité et du développement. Le représentant du PNUD a enfoncé le clou : « Une justice inachevée fragilise la crédibilité de l’État. » Il s’agit donc, pour les magistrats, d’aller au-delà du simple prononcé des arrêts pour en assurer le suivi concret, ancrant ainsi une culture de la redevabilité.

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Porte-voix du gouvernement, le Directeur de Cabinet du ministre de la Justice a rappelé que l’efficacité de la justice se mesure à l’aune de l’exécution de ses décisions. Dans un élan jaurésien, il a lancé un appel au courage aux magistrats : « Faire exécuter la décision rendue, même contre les puissances d’influence. » Un plaidoyer pour que la rigueur de la Cour des Comptes ne reste pas lettre morte, mais devienne le levier concret d’une gestion publique irréprochable. Cet atelier marque ainsi une étape décisive dans la quête gabonaise d’une justice qui, enfin, rend des comptes et fait exécuter les siens.

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Au terme de la formation consacrée au renforcement des capacités des magistrats et à l’amélioration du système judiciaire, les participants ont formulé plusieurs recommandations. Parmi celles-ci figurent la révision de l’ordre organique de la Cour des comptes, l’élaboration d’un protocole de collaboration entre la Cour, les chambres provinciales et les parquets financiers, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation des décisions juridictionnelles.

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Les participants ont également plaidé pour le renforcement des capacités techniques des magistrats, la sensibilisation des gestionnaires publics à leurs obligations, et la pérennisation de la formation continue avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Une proposition forte a aussi été formulée : la création d’un comité de recouvrement des 2 000 milliards de francs non recouvrés dans les caisses publiques, avec l’appui du PNUD.

 

Prenant la parole, le professeur Bruno Mvé Ebang, conseiller technique principal du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a rappelé que le projet Justice, lancé en 2024, repose sur trois piliers majeurs. « Le premier pilier, c’est la construction d’une infrastructure, une annexe à l’École nationale de la magistrature, dont les travaux débuteront d’ici la fin du mois », a-t-il annoncé, précisant que le bâtiment comprendra des salles de cours, une bibliothèque et un espace de digitalisation des actes de justice.

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Le second pilier concerne la formation continue des magistrats, essentielle selon lui car « on ne peut pas prétendre réformer le système judiciaire sans engager un cycle de formation ». Il a enfin souligné que le PNUD accompagnera les magistrats dans la mise en œuvre concrète de ces formations sur le terrain, en vue d’un système judiciaire plus efficace, responsable et éthique.

 

En clôture de l’atelier de formation consacré au renforcement des capacités des magistrats, le directeur de cabinet a été chaleureusement remercié pour sa présence et son soutien constant. Les organisateurs ont également exprimé leur gratitude envers le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour son accompagnement financier et logistique dans l’organisation des ateliers et séminaires au bénéfice de l’École nationale de la magistrature (ENM). Ils ont annoncé la tenue d’un nouvel atelier du 4 au 6 novembre, consacré aux flux financiers internationaux, qui sera animé par deux experts italiens. Cet événement s’inscrit dans la volonté de l’école d’élargir les opportunités de formation continue destinées aux magistrats, notamment ceux venant de l’intérieur du pays.

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Saluant la qualité des échanges et des recommandations issues de cette session, la direction de l’ENM a réaffirmé son engagement à inverser la tendance à la faible formation continue des magistrats, en ouvrant davantage d’ateliers thématiques. « Nous attendons de vous des thématiques qui pourront faire l’objet de séminaires et d’ateliers », a déclaré le représentant de l’école, avant de féliciter Madame Sidonie Ouwè directrice de la formation continue, pour sa réactivité et son implication dans la réussite de cette session.

 

La cérémonie s’est achevée par la remise des certificats de participation, symbole de reconnaissance et de souvenir pour les magistrats ayant pris part à cette formation.



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