La lutte contre l’impunité au Gabon franchit une étape symbolique. Lors d’une récente conférence de presse, Eddy Minang, Procureur Général près la Cour d’Appel Judiciaire de Libreville, a clairement indiqué que tous les citoyens, y compris les magistrats, seraient désormais soumis à la rigueur de la loi et aux poursuites judiciaires.
Cette déclaration fait suite aux « fermes instructions » du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont la volonté affichée est d’éradiquer l’impunité au sein de la haute administration gabonaise.
Eddy Minang a insisté sur le fait que « nul n’est au-dessus de la loi ». Il a souligné que cette règle s’appliquerait désormais sans distinction de statut, visant explicitement les journalistes, activistes, opposants, hauts fonctionnaires et, désormais, les magistrats eux-mêmes.
L’affaire Boungoueres comme preuve
Pour illustrer cette « évolution majeure », le Procureur Général a cité l’exemple récent d’Alain Simplice Boungoueres, Conseiller Spécial du Chef de l’État, écroué pour corruption passive et concussion.
« Cet affaire illustre une évolution majeure, qu’on peut être un proche collaborateur du Chef de l’État, et subir les affres de la loi, » a déclaré Eddy Minang, avant d’affirmer que « la justice dorénavant va s’exprimer avec toute la rigueur. »
Vers une nouvelle ère ?
Ces propos sont accueillis comme un signe fort contre le favoritisme et pour l’égalité de tous devant la justice. Reste à voir, conclut-on, si ces déclarations se traduiront concrètement en actes et ne seront pas simplement un « nouveau chapelet de bonnes intentions » face aux « intérêts égoïstes et partisans. »
L’opinion publique a accueilli cette déclaration avec prudence, estimant qu’il ne devrait pas exister une justice à deux vitesses.

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