Ce qui devait être une simple opération de déguerpissement liée aux travaux du futur Fly Over de Libreville a tourné à la scène de violence la plus commentée de ces derniers jours. Sous les yeux d’une foule stupéfaite, un véhicule pourtant déplaçable a été volontairement détruit. Mais au-delà de l’acte lui-même, c’est une phrase, captée dans une vidéo devenue virale, qui a provoqué l’onde de choc : « Les ordres sont donnés, il a perdu sa voiture ! »
Ces mots ont réveillé un passé que les Gabonais espéraient définitivement derrière eux : celui de l’arbitraire, des décisions impulsives et de l’autorité sans contrôle. La scène a fait ressurgir une inquiétude profonde : celle de voir l’État replonger dans des réflexes brutaux, loin des engagements de restauration, de moralité et de justice affichés depuis la Transition.
L’universitaire Jocelyn Ovono Engonga, dont l’analyse a enflammé les réseaux sociaux, a résumé le malaise national : ni moralement, ni symboliquement, ni économiquement, la destruction de cette voiture n’avait la moindre justification. Le véhicule aurait pu être mis en fourrière, servir à renflouer les caisses publiques ou être restitué contre amende.
« Briser un véhicule, c’est céder à des pulsions animales, pas gouverner », a-t-il dénoncé. Selon lui, cet acte révèle un profond déficit de formation, de sens de l’État et de maîtrise dans la prise de décision : « On n’est pas formé pour manager, on fonctionne selon les instincts les plus bas. »
Un paradoxe d’autant plus frappant que le pays cherche des ressources, rationalise son budget et s’interroge sur sa dette publique. Comment, dans ce contexte, justifier la destruction pure et simple d’un bien pouvant générer une valeur fiscale ou sociale ?
Pour le chercheur, cette séquence n’est pas une simple bavure : c’est un miroir de la gouvernance actuelle, parfois dominée par l’émotion, la démonstration de force et l’amateurisme. « L’autoritarisme devient l’animalisme », affirme-t-il en évoquant la scène qui a glacé le pays.
La destruction du véhicule restera sans doute comme un moment charnière de la Transition. Elle a créé de l’inquiétude, ravivé les traumatismes et rappelé que, sans vigilance, l’État peut rapidement replonger dans des pratiques d’un autre âge.
Si le Gabon veut réellement changer, insiste l’universitaire, une règle simple doit guider l’action publique : moralisation, équité, rentabilité. Tout le reste n’est que dérive… et retour vers un passé que les Gabonais, aujourd’hui plus que jamais, refusent de voir ressurgir.
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