Dans plusieurs marchés municipaux du Gabon, le cas du marché de Nzeng Ayong, des commerçantes dénoncent une gestion opaque et marquée par des abus répétés. Boxes arrachés, loyers fluctuants, pressions administratives et conditions de travail indignes : le quotidien de nombreuses femmes vivant du petit commerce devient de plus en plus précaire.
Selon plusieurs témoignages recueillis, les boxes, pourtant attribués à des personnes sans activité stable, sont retirés à leurs bénéficiaires pour être récupérés par des agents municipaux. Une situation d’autant plus incompréhensible que, selon les règles en vigueur, un commerçant disposant d’une attribution régulière ne devrait pas être expulsé de son emplacement.
« Nous sommes des Gabonaises. Nous sommes ici depuis des années. Je suis arrivée au marché en 2008. À cette époque, nous ne payions pas de loyer. C’était un don de feue Edith Lucie Bongo », confie une commerçante.
La situation a basculé en 2010, après le décès du président Omar Bongo Ondimba. La mairie reprend alors la main sur la gestion du marché et instaure des paiements obligatoires. Ce qui était initialement présenté comme une contribution forfaitaire est progressivement devenu un loyer à part entière.
« On nous demandait environ 100 000 francs CFA par an. Ensuite, avec le changement de mandat municipal, on nous a imposé des paiements trimestriels. D’abord 60 000 francs, puis brusquement 96 000 francs, sans explication officielle », déplore une autre commerçante.
Face à ces hausses jugées arbitraires, des démarches ont été engagées auprès des autorités compétentes. Des courriers ont notamment été adressés à Madame Ossouka. Mais sur le terrain, les discours officiels semblent en contradiction avec les pratiques observées.
« Un colonel est venu nous dire que Madame n’avait jamais demandé l’augmentation des loyers. Pourtant, nous continuons de subir ces hausses », affirme-t-on.
Au-delà des montants exigés, les commerçantes dénoncent des pressions constantes. Les agents censés assurer la surveillance du marché seraient accusés de repérer les boxes afin de les récupérer et de les attribuer à des proches.
Les situations personnelles aggravent encore la détresse. Certaines commerçantes, tombées malades ou confrontées à des difficultés, accumulent des arriérés de paiement.
« J’ai été malade pendant un an et demi. Mon box est resté fermé. Aujourd’hui, on me réclame près d’un million de francs dont je me suis acquitté. Je ne refuse pas de payer trois autres trimestres, je demande juste du temps. Mais on me menace », témoigne une vendeuse, la voix chargée d’émotion.
Les interventions des agents du Trésor et municipaux, jugées irrégulières et intimidantes, accentuent le climat de peur. « On nous accuse de refuser de payer, alors que nous vivons uniquement de ce commerce », regrettent-elles.
Après parfois plus de 18 ans passés dans ces marchés, le sentiment d’injustice est profond. Certaines responsables de secteur affirment être mises à l’écart des décisions, n’être sollicitées que lorsqu’il s’agit de régler des conflits ou de collecter de l’argent.
À cette gestion controversée s’ajoutent des conditions de travail alarmantes : inondations récurrentes, absence d’eau potable et d’électricité, insalubrité persistante. Aucune solution durable n’aurait été mise en place, malgré le fait que ce marché ait été construit sous l’initiative d’Édith Lucie Bongo.
Ces témoignages relancent le débat sur la gestion des marchés municipaux au Gabon, la protection des petits commerçants, majoritairement des femmes, et la nécessité d’une gouvernance transparente, humaine et respectueuse des droits des citoyens.
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