« Gouverner, c’est décider » : Oyima assume ses réformes jusqu’au bout

Dans une atmosphère solennelle, empreinte de gravité et de responsabilité républicaine, Henri-Claude Oyima, ministre d’État sortant chargé de l’Économie, a officiellement passé le relais à son successeur, Thierry Minko, lors d’une cérémonie de passation de service à forte portée symbolique.

Face aux autorités politiques, administratives et aux partenaires institutionnels, l’ancien patron de l’Économie gabonaise a livré un discours sans emphase inutile, mais d’une clarté assumée. Un discours de bilan, mais surtout de sens.

Dès l’entame, Henri-Claude Oyima a tenu à rappeler que son action gouvernementale s’est inscrite dans une logique de transformation structurelle, loin de toute gestion conjoncturelle ou de court terme.

 

« Je suis conscient que certaines réformes ont bousculé certaines habitudes, certaines rentes, parfois des intérêts installés. Mais c’est le propre de toute réforme sérieuse, surtout lorsqu’elle est conduite dans l’intérêt du plus grand nombre », a-t-il déclaré.

 

Assumant les décisions parfois impopulaires prises durant son passage au ministère, Oyima a insisté sur une ligne claire : celle de la rigueur utile, par opposition à ce qu’il a qualifié « d’austérité aveugle ».a-t-il souligné.

 

À l’appui de cette orientation, le ministre sortant a mis en exergue plusieurs avancées majeures enregistrées au cours de l’année 2025, notamment :

la fiabilisation du cadrage macroéconomique ; le renforcement de la discipline budgétaire ; une mobilisation accrue des recettes domestiques ; et un investissement public porté à près de 15 % du PIB, prioritairement orienté vers l’énergie, l’eau, les infrastructures routières et les équipements productifs.

 

 

 

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, Henri-Claude Oyima a tenu à transmettre un héritage immatériel : une méthode de gouvernance fondée sur la vérité et la responsabilité.

 

« Parler vrai sur les contraintes budgétaires, sur le coût réel des politiques publiques, sur les limites des subventions mal ciblées, est une exigence de gouvernance », a-t-il affirmé.

 

Et de marteler une conviction profonde :

« Gouverner, ce n’est pas éviter les résistances ; c’est décider malgré tout, lorsque l’intérêt général l’exige. »

 

Une parabole pour conclure

En guise de conclusion, le ministre sortant a choisi de s’adresser à l’imaginaire collectif, à travers une parabole tirée du terroir gabonais : celle d’un village qui, refusant l’attente passive, décide de construire lui-même le pont dont il a besoin.

« Un pays, c’est la même chose. Il ne se construit pas dans l’attente. Il se construit par la volonté, la discipline et l’amour de celles et ceux qui le portent », a-t-il lancé, sous les applaudissements.

 

Un message clair, à destination de son successeur comme de l’ensemble de la classe dirigeante : les réformes ne sont pas des actes isolés, mais des trajectoires. Et leur succès dépendra de la cohérence, de la persévérance et du courage politique à les poursuivre.

Alors qu’il quitte la scène gouvernementale, Henri-Claude Oyima a réaffirmé son attachement au service de l’État, concluant sobrement :

 

« Je demeure au service de mon pays. »



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Franck Charly Mandoukou

Directeur de la publication, Journaliste libre et indépendant. Gabon infos,Toute l'information du Gabon. Les dernières actus, la politique, l'économie, la société, la culture, la justice, les faits divers...

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